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comme dans un sujet. Il est donc nécessaire que l*àme subsiste toujours, si toujours subsiste la science. Mais la science est vérité, et la vérité subsiste toujours. L'âme subsiste donc toujours, et on ne peut pas dire de Tâme qu'elle meure*. »
Et saint Augustin insiste sur cette preuve qu'il considère comme irréfragable.
« La Ridson. — Restent Vâme et Dieu ; si ce sont là vraiment deux êtres, puisqu'en eux est la vérité, nul ne doute de l'immortalité de Dieu. L'âme elle-même est réputée immortelle, si l'on pense qu'en elle aussi est la vérité qui ne peut périr. Or l'âme n'est-elle pas le lieu de la science ?
Augustin. — Comment le nier?
La Raison. — Mais peut-être est-il permis de concevoir que le sujet périssant, ce qui est dans le sujet subsiste?
Augustin. — Comment me le persuader?
La Raison. — Il reste que la vérité périsse.
Augustin. — Où est l'apparence ?
La Raison. — L'âme est donc immortelle ; désormais crois à tes raisonnements , crois à la vérité ; elle crie et qu'elle habite en toi, et qu'elle est immortelle, et que le sujet où elle réside ne peut, en aucun cas, lui être soustrait par la mort du corps. Détourne-toi de ton ombre ; reviens à toi ; il n'y a pas de mort pour toi.
Augustin. — Je comprends, je reviens à moi; je commence à me retrouver moi-même. Mais comment, dis-moi, doit-on entendre que la science et la vérité