‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 148 sur 539 · De Immortalitate Ânim» , cap. i · texte numérisé non relu

De Immortalitate Ânim» , cap. i

3« Ibid, , cap. xi.

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même qu'elle se trompe, Tâmc est. Pour se tromper, il faut qu'elle soit. Dans la permanence de la vérité se fonde la permanence de l'être de Tâme.

Augustin conclut donc avec assurance que Tâme est immortelle.

Cependant, quelle sera la \lc de Tàme, appelée à cette immortalité? Sera-t-elle comparable à la vie de Tenfant qui vient de naître, pour ne rien dire de celle de l'enfant qui est encore enfermé dans Tulérus ' ?

Ce n*est point simplement une immortjilité d'essence qu'affirme l'évêque d'Hippone, mais l'immortalité de la personne. Il y a plus, c'est l'immortalité de tout l'homme, âme et corps.

Sans doute , la mort produit une séparation de lAme et du corps. Et, à ce point de vue, la mort n'est pas un bien, « puisque la séparation du corps et de T&me est un déchirement violent qui révolte la nature et fait gémir la sensibilité, jusqu'au moment où avec le mutuel embrassement de la chair et de l'âme cesse toute conscience de la douleur ^. »

Augustin n'hésite pas même à déclarer cette séparation absolue aussi bien qu'indéfinie. Vainement craindrait-on que le manque d'organes ne compromît l'individualité de l'âme. Ce serait là une appréhension chimérique.

« Que l'âme ait un corps lorsqu'elle est sortie du corps, qu'on le prouve si on peut, écrit Augustin ; pour moi, je ne le pense pas. J'estime, en effet, que l'âme

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