‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 174 sur 539 · SoliloqiUorum lib. I, cap. i · texte numérisé non relu

SoliloqiUorum lib. I, cap. i

que d'Uippone proclame Dieu la cause de la substance, la raison de Tentendement , Tordre de la vie : <c Causa subsistendi , ratio intelligendi , et ordo Vivendi \ »

Mais ce n'est point immédiatementqueresprithumaiu conçoit une telle notion de Dieu. Il n*y parvient que par des démarches successives.

(( Ce n'est point du premier coup, mais comme par degrés que Tâme se peut arracher, guidée par la raison, aux sens charnels et aux interprétations charnelles, où elle est naturellement engagée, et, possédée de Tamour delà vérité immuable, s'adresser au Dieu unique et au Seigneur de toutes choses, qui règne sans intermédiaire sur les esprits des hommes^. »

Écoutons Augustin décrivant lui-même les progrès par lesquels il s'est élevé peu à peu à la connaissance de Dieu.

a Je voyais avec admiration, ô mon Dieu, que je commençais à vous aimer, et non plus un &intôme au lieu de vous : mais je ne pouvais jouir continuellement de vous. En effet, comme d'une part l'amour de votre beauté m'enlevait pour m'unir à vous , je sentais aussitôt d'un autre côté que le poids de ma misère m'arrachait et me séparait de vous avec violence, pour me faire retomber avec gémissement dans la bassesse d'où je tâchais de sortir. Et ce poids n'était autre chose que les habitudes de mes passions charnelles.

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