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corps, une fois qu'il Ta guéri. Le médecin du corps n'a été qu'un ouvrier extérieur, subordonné à l'ouvrier intérieur qui est la nature, tandis que la nature opère sous Taction de Dieu, lequel opère tout salut par ce double instrument de sa providence, le médecin et la nature. — L'homme ne doit donc pas se tourner vers le Seigneur, afin de s'en éloigner lorsque par lui il sera devenu juste, mais pour devenir toujours juste par lui. Par cela même effectivement qu'il ne s'éloigne pas de Dieu, il est justifié par sa présence, il est illuminé, il est béatifié. Dieu opérant en lui et veillant sur lui, en retour de son obéissance et de sa sujétion ^ »
En conséquence, « si nous voulons vraiment défendre le libre arbitre, n'attaquons pas cela même qui le rend libre. Car celui qui attaque la grâce, par laquelle notre volonté rendue libre peut s'éloigner du mal et faire le bien, celui-là veut que sa volonté soit encore
captive Ainsi les fidèles ne peuvent être fidèles que
par le libre arbitre, et cependant s'ils deviennent fidèles, c'est par la grâce de celui qui a délivré leur libre arbitre de la puissance des ténèbres. Il suit de là que la grâce de Dieu n'est pas niée, mais que prise dans sa vérité elle se manifeste sans qu'il y ait de mérites humains qui l'aient précédée. Et, d'un autre côté, le libre arbitre est défendu de telle manière qu'il soit affermi par l'humilité, et non point précipité par la présomption, et que celui qui se glorifie, ne se glorifie pas dans l'homme, ou en quelque autre créature, ou en lui-même, mais dans le Seigneur^.»