‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 82 sur 539 · DeMusica, lib. Yl, cap. viii · texte numérisé non relu

DeMusica, lib. Yl, cap. viii

préme, Timmuable, rinébranlable, l'éternelle égalité^?»

Par conséquent , nous tourner vers cette unité , y tendre, c'est nous tourner vers Dieu.

<( Où pensez-vous que soit cette égalité, en présence de laquelle nous désirons que certains corps ou certains mouvements des corps soient égaux, et qu'à y regarder de près nous n'osons leur reconnaître? Dires* vous qu'apparemment elle tient à quelque chose de plus excellent que les corps, mais que vous ignorei si elle est dans Tàme ou au-dessus de T&me^? Prenez-y garde; il est indubitable que nous concevone cette égalité comme éternelle. Or, d'où croyez-vous que l'àme a pu recevoir l'étemel et l'immuable, Binon du seul être éternel et immuable qui est Dieu^? »

C'est un besoin de notre esprit, que de chercher l'unité pour s'y reposer. Lorsqu'il l'atteint, il est satisfait. Lorsqu'elle lui échappe, il souffre. S'il distinguCf c'est a&n de se représenter l'un dans sa pureté. S'il rassemble, c'est pour reconstituer l'un. C'est à l'un qu'il aspire, c'est-à-dire à Dieu. Car Dieu est l'unité supérieure par laquelle est un tout ce qui est un. L'unité est le commencement de tous les nombres, elle n*a pas de fin; l'unité souveraine seule n'a ni commencements ni fin.

Augustin, qui a distingué des nombres sensibles et des nombres intelligibles ^, distingue , en outre , des nombres parfaits et des nombres imparfaits. Ainsi, le

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