‹ La philosophie de Taine: essai critiqueChapitre 81 sur 181 · Essais de Critique, Préface, pp. x-xi · texte numérisé non relu

Essais de Critique, Préface, pp. x-xi

puisque <( les mouvements de l'automate spirituel qui est notre être, sont aussi réglés que <;eux du monde matériel où il est compris ^. » L'homme se sentira plus près de la nature, et il comprendra pourquoi, à certaines heures, son âme rentre si aisément « dans sa patrie primitive, dans rassemblée silencieuse des grandes formes, dans le peuple paisible des êtres qui ne pensent pas ^. »

Si l'on avait demandé à Taine, quel est celui de ses livres qu'il se félicitait le plus d'avoir écrit, il aurait, sans nul doute, désigné Vlntellicence. Il n'est pas d'ouvrage, en effet, qui ait absorbé davantage les préoccupations de sa jeunesse studieuse, et les réflexions de sa vie de philosophe et de savant. M. Victor Giraud dit très bien : « en un certain sens, c'est à V Intelligence qu'aboutit toute l'œuvre de Taine, toute son œuvre antérieure du moins ; s'il était mort . à cette date, ce livre eût été comme son testament intellectuel ; et, à la joie qu'il éprouva de l'écrire, au soin qu'il mit à en retoucher, à en augmen-

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