‹ La philosophie de VoltaireChapitre 194 sur 196 · XXXVIII. Morale universelle · texte numérisé non relu

XXXVIII. Morale universelle

La morale me paraît tellement universelle, tellement calculée par l'Être universel qui nous a formés, tellement destinée à servir de contrepoids à nos passions funestes, et à soulu!':cr les peines inévitables de cotte courte vie, (]iic.

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lepuis Zoroastrc jusqu'au lord Shaflesbury, je vois tous les )hiIosophes enseigner la même morale, quoiqu'ils aient ous des idées différentes sur les principes des choses. Nous ivons vu que Hobbes, Spinosa et Bayle lui-même, qui ont )u nié les premiers principes, ou qui en ont douté, ont cependant recommandé fortement la justice et toutes les vertus.

Chaque nation eut des rites religieux particuliers, et très souvent d'absurdes et de révoltantes opinions en métaphysique, en théologie : mais s'agit-il de savoir s'il faut être juste, tout l'univers est d'accord, comme nous l'avons dit i la quest. xxxvi, et comme on ne peut trop le répéter.

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