‹ La Philosophie Du Catéchisme CatholiqueChapitre 45 sur 230 · CHAPITRE rir · texte numérisé non relu

CHAPITRE rir

Qiie Bi rfiglise eatlioUqoe a toujours subsisté , subsiste toujours, il ne tant pas en accnser les hommes.

D. Que voulez-vous dire par là ?

B. Je tiens à justifier deux classes d'innocents : le sacerdoce catholique avec ses défenseurs^ et les ennemis quel-

(I) Tertullîen.

130 LA PHILOSOPHIE DU GATÉCpiSME CATHOLIQUE.

conques du catholicisme. On accuse les premiers, tantôt d'avoir cr^, dans le délire de l'ambition, le plan d'une Ég[lise universelle, tantôt d'avoir faussé le pUp divia ev le resserrant ou en l'élargissant trop ; enfiq, de s'ètrç touJQurs obstinés à le soutenir tel que nous le trouvops. On accuse les autres d'avoir lAebement, maladroitement combattu l'Église, d'avoir manqué cent occasions d'en finir a'vec ce mf^uvais rêve des papes, des évéques et des pioines. Je veux décharger les uns et les autres du poids d'accusations Ul* justes, i^bsurdes même, montrer qu'ils sopt innocenta do fait de la perpétuité de l'Église catholique, et qqe, si Iç fuit est réprében^ib}e, le blâme en doit aller à Jésus-Christ et à un très-haut complice que je signalerai en expliquant le huitième article du Symbole des apôtres.

D. Je comprends votre thèse, mais la démonstration m'en parait devoir être longue et difficile. Et d'abord, s'il est ai^ d'absoudre les papes et les évoques de la création de l'Église catholique, création qui appartient visiblement aux apôtres et à celui qui les envoya, comment prouver qu'ils n'ont pas soutenu cette œuvre, puisque sans la hiérarchie catholiqae on ne conçoit pas la possibilité d'upe Église pniverselle ?

B. J'admets bien, pour l'e^isfeace de l'Église, la nécç9sité du concours perpétuel des membres du sacerdoce catholique ; mais je crois voir, avec une parfaite évidence, que ce perpétuel concours des papes, des évêques, des prêtres, des moines et de tous les fidèles dévoués, pour le maintien de l'unité catholique, n'a jamais pu être l'œuvre ni d'un ou de plusieurs papes, ni d-un ni de mille évêques, prêtres, rois, empereurs, etc. Vous allez le voir.

Vous m'accorderez, sans doute, que ce n'eçt pas par leur côté faible, par leurs petites et grandes misères morales, que tous ces agents ont soutenu l'édifice catholique.

D. Non, certes ; ce qui étonne même, quand ob lit l'histoire de certains siècles, c'est que l'Église n'ait pas péri par les scandales et les désordres qui éclataient dans les plus hauts rangs. Elle ne fut sauvée que par la masse de lu-

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