‹ La philosophie du siècle: criticisme-positivisme-évolutionnismeChapitre 44 sur 73 · De Vintelligence, II, p · texte numérisé non relu

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LA RECHERCHE PHILOSOPHIQUE il5

sciences ; car ce rapport eidste tout entier dans l'ane, et tout entier dans l'autre *.

Du reste, si la philosophie est une systématisatioD des sciences qui deyient de plus en plus parfaite à mesure que ses éléments se coordonnent ou s'associent d'une façon plus intime, l'emploi en philosophie des méthodes scientifiques doit apparaître comme un recul, un retour à un état de coordination moins complète, une incohérence relative. La méthode hypothétique est l'âme même des systèmes inférieurs appelés sciences spéciales. Son introduction en philosophie ne pourrait donc que transformer le système supérieur en une association, non plus des systèmes immédiatement inférieurs, mais de leurs éléments constitutifs. Prenons un exemple. Si dans le système que résume l'idée de cheval, on laissait entrer directement, au lieu des représentations des différents chevaux concrets, les éléments de ces images, les sensations de résistance, de poids, de couleur, etc., l'idée de cheval se confondrait avec toute autre idée, celle d'homme, de table, de chaise, etc. On constaterait là un cas d'incohérence mentale, en tout semblable à l'incohérence déterminée par la confusion de la méthode scientifique avec la méthode philosophique.

1. Voir ma Sociologie, p. 31-35. Les conceptions philosophiques et les conceptions scientifiques présentent entre elles une relation analogue à celle qui unit les lois et les mœurs. Une législation efficace résume et coordonne les mœurs, elle ne les précède jamais . De même, la philosophie doit suivre pas à pas les sciences particulières sans chercher à les devancer. Or, s'il est défendu à la pensée scientifique de formuler des conclusions en dehors de l'expérience , il doit lui être interdit, quand elle est philosophique, de construire des hypothèses que la science ne saurait vérifier.

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