‹ La philosophie du siècle [microform]; criticisme--positivisme--évolutionismeChapitre 6 sur 69 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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forme, sans nul doute possible, la note dominante de la philosophie critique. Il constitue le viai fonds de ce système ingénieux mais stérile qui, considéré sous ses autres aspecis, nous apparaît comme une doctrine éclectique, essentiellement mixte, composée de transactions et de compromissions de toutes sortes. Accueillante, chez Kant, pour les idées de Hume et des sensualistes du siècle passé, accessible, chez les successeurs modernes de Kant, aux théories évolutionnistes, elle ne refuse pas non plus d'entendre la cloche des matérialistes et présente des affinités nombreuses soit avec le mécanisme cartésien, soit même avec la philosophie positive d'Auguste Comte.

Les empiriques anglais, avec Lewes et Mill en tête, furent peut-être les premiers à découvrir le positivisme inattendu du chef de l'école critique. Les empiriques français, M. Taine entre autres, glorifièrent à leur tour ce qu'ils appellent son demi-positivisme abstrait. Seuls, les criticistes ne paraissent pas encore se bien rendre compte du parallélisme parfait qui existe entre les divers courants de la pensée moderne. Ils continuent, par suite, à tomber dans les plus graves malentendus, tels, pa? exemple, que le reproche adressé à Comte, ce spéculateur audacieux entre tous, d'avoir voulu radicalement supprimer la spéculation philosophique ^

Par contre, les néo-crilicisles apprécient à leur juste valeur les nombreuses attaches sensualistes de la philosophiecriliqiie. Etudiant le Kant de 1781 à la lumière des nouvelles connaissances psychophysiologiques, ils

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