‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 190 sur 440 · Ile Ile, Q. XXI, art. 8 ; Q. XIV de Veril., art · texte numérisé non relu

Ile Ile, Q. XXI, art. 8 ; Q. XIV de Veril., art

iln’ y a pas que selon la quantité qu’on déborde ; À faut tenir compte de toutes les circonstances. Rendre un culte à autre chose que Dieu, ou rendre à Dieu un culte mal jugé, mal ordonné, c’est sortir des bornes que la vertu de religion détermine.

L'idolätrie, la divination par invocations suspectes, les observances superstitieuses, qui veulent obtenir par d’obscurs détours, soi-disant religieux, ce que la Providence à préparé à nos efforts : tels sont les vices qui corrompent la vertu de religion par excès. ;

Par défaut, la même vertu sera offensée, si l’on manque à l'honneur dû à Dieu en lui attribuant directement ou interprétativement quelque chose qui déroge à sa dignité souveraine. Le parjure est dans ce cas, en ce quil appelle Dieu en témoignage d’une erreur, comme s’il ne savait pas ou pouvait mentir.

Tenter Dieu en s’abstenant, soi, des actions normales ; en s'exposant à des périls, dans la pensée de voir si Dieu interviendra ou réussira son intervention, voulant dire par là : Dieu est-il puissant ? est-il bon ? est-il juste ? c’est également diminuer Dieu, puisque c’est le discuter, et que seul l’imparfait est discutable.

Autrement encore, on est irreligieux par défaut, à

savoir si l’on manque de respect non à Dieu directement, mais aux choses relatives à son culte, Le sacrilège et la simonie répondent diversement à ce dernier cas‘.

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