‹ La philosophie morale de saint Thomas d'AquinChapitre 258 sur 440 · Ibid., art, 2, cum resp. ad · texte numérisé non relu

Ibid., art, 2, cum resp. ad

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ST TEA MORALE DE SAINT THOMAS D'AQUIN as } is la vie d'autrui, ce que condamne l'Écriture. CNE

cherche pas l'impiété dans la maison du juste, et ne dévaste pas son repos. » (Proverbes, c. XXIV°).

5. — À l'égard de nos supérieurs, la correction devient particulièrement délicate. Elle est de droit pourtant; car un office de charité concerne tous ceux qui nous sont liés par la charité. Or la charité monte aussi bien qu’elle descend. Le tout sera dans la façon. En règle générale, le mode déprécatif sera de mise, et le secret indispensable. Reprendre un supérieur tout haut et devant tous ne peut être exigé ou permis qu'en vue d'éviter un scandale *. j

6. — La règle du secret est d’ailleurs générale, au premier degré de la correction fraternelle. Ainsi le veut l'Évangile “(Matt XVII). À vrai dire, cela suppose que le péché est également secret; car s’il ne l’est pas, la charité à exercer ne concerne plus seulement le pécheur, mais le milieu plus ou moins étendu que son péché menace, et il faut y pourvoir par des moyens qui exigent une publicité relative. De plus, un péché secret peut avoir des conséquences extérieures auxquelles, peut-être, il faut parer. Mais en dehors de ces cas, et si le péché ne nuit qu’au pécheur ou au correcteur, il faut reprendre en secret d’abord, autant de fois et aussi longtemps qu’on l'espère utile, afin de ne pas sacrifier inutilement au bien de la conscience le bien si important, et pour la conscience même, qu'est la réputation. Il arrive qu'un pécheur démasqué perd toute retenue et qu’on l’a donc rejeté dans le pire. Il arrive aussi que sa réputation ternie en ternit d’autres, par solidarité aux yeux de l'opinion, ou bien en excite d’autres au mal, par l'exemple. C’est donc seulement

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