Ibid., ad 2v. à
SERTILLANGES. 34
ya — On en dira autant de l'emprunt par un sexe “+ fe, habits de l’autre sexe. S'il y avait là recherche sensuelle, comme cela se produit, ce serait évidemment
une faute grave. Si c'est nécessité ou utilité, cela est bien. Si c’est caprice et négligence de ce qui convient à la vie en commun, c’est de nouveau une faute : d’abord de soi, parce que cela offense la raison; ensuite à cause des conséquences immorales qui ont coutume de s’ensuivre’
5. — Quant à ceux qui fabriquent ou préparent les ornements, habits ou produits dont il est question, leur cas moral dépend de ce qui précède.
+ Un artisan qui coopère à ce qui, de soi et loujours,
est pervers, participe au crime, de même que participent à l’idolâtrie ceux qui fabriquent des idoles. Si au contraire il fabrique des objets dont on peut user bien ou mal, il n’est pas responsable de l’usage qu’on en fait, pas plus que l’armurier n’est homicide. Que si enfin les produits fabriqués prêtent généralement à l'abus, il faut les dire non pas illicites de soi, mais passibles d’une surveillance et au besoin d’une prohibition légale.
Or, les vêtements et ornements féminins peuvent être employés bien ou mal, ainsi qu’il a été dit. Ceux-là donc ne pèchent pas qui s’y emploient, à moins qu'ils ne se fassent inventeurs de nouvelles vanités et curiosités plus ou moins lascives?.