‹ La philosophie naturelle [microform]Chapitre 42 sur 188 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Je réponds : par le morcellement de ce foyer en milliers de milliers d'organes ou cellules.. commimiquant entre elles par des lien? en nombre beaucoup plus grand encore, et pouvant mettre en relation chaque cellule avec toutes les autres.

Comptez seulement mille cellules comme en peut , contenir par supposition le cerveau rudimenla.re d'une mouche : cela fait déjà 1.000 X l-OOO ou un million de relations dilïérentes. Le cerveau humam contient des cellules par millic?ns. Multiple à proportion le nombre des relations possibles de notre connaissance atteint un chiffre presque incalculable, autant de relations différentes représentant autant de notions également différentes. « Songez à cette Simple observation. Voici venir «n insecte que l'entends, que je vois s'approchant de mo, et qu'aussitôt je change pour en éviter la p.qûre. Le foyer de perception de rouie, le foyer de perception de la vue, celui enfin du tact où Ib souvenir douloureux des piqûres s'est polarisé, tous ces foyers placés en des points distincts et éloignés les uns des autres, dans l'écorce cérébrale, sont en un instant éveillés et mis en relation pour aboutir, en bien moins de temps que je ne mets à l'écrire, aux foyers d'expression motrice commandant a la main qui va chasser ou m.éme saisir l'insecte. Tout cela suppose non seulement la communication entre les foyers mais enc.n-c des communications très différenciées. Or, calculez si vous le pouvez, ce que cela • peut signifier comme nombre de fils communiquants;

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