‹ La philosophie naturelle [microform]Chapitre 45 sur 188 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

tances variables suivant la longeuret l'épaisseur des fils et les répartissent suivant leurtension respective. Triés à l'entrée, et répartis en conséquence, triés ou choisis également à la sortie, les courants sont ainsi l'objet d'une intellection (inter-legere = choisir entre). C'est l'objectif de Y intelligence, triage d'où dépendent le nombre et la variété des relations entre l'impression et l'expression et finalement la richesse de la connaissance. La présence des réseaux nerveux caractérise les foyers intellectuels.

Tels sont les principes généraux qui président à

l'organisation de la connaissance. Il nous reste à en dessiner à grands traits les applications.

Organisation proprement dite

Si Ton vient à considérer les animaux supérieurs, le type général d'organisation qui vient d'être exposé se trouve compliqué dans son application de la façon suivante.

Il se fait au pourtour de l'agglomération nerveuse des étranglements de la masse, groupements annexes liés au groupement central, mais où se développe une vie et une régulation propres : comme une connaissance particulière dont la connaissanse centrale se trouve allégée.

Les ganglions nerveux disséminés dans les viscè-

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res, la moelle épinière, le cervelet, la rétine, le bulbe olfactif, les noyaux profonds des héniispbcres cérébraux, sont autant de groupements annexes. Construits sur le t^^pe commun de l'organisation générale, doués chacun des organes d'impression, d'intelleclion et d'expression, ils représentent les auxiliaires» de la pensée centrale, ils lui servent d'éclaireurs. Nous en^avons exposé l'histoire naturelle en psychologie et ne voulons pas y revenir.

Seule, l'organisation du groupement central, celle de récorce cérébrale où évolue la connaisstince centrale ou connaissance individuelle piopreinent dite, mérite d'être esquissée.

L'écorce cérébrale est le manteùu plissé de substance grise (fui enveloppe comme d'une croûte la masse de chacun des hémisphères cérébraux. De grandes cellules, de forme pyramidale, en occupent la base. Ce sont les cellules de l'impression et celles de l'expression. Au-dessus sont des organes beaucoup plus petits et en plus grand nombre : les organes de l'intellection. Tout au-dessus enlin, près de la surface, est une aggloméiation de tibrilles, feutrage le plus riche qui se puisse imaginer. Toutes les cellules de toutes les couches y envoient des prolongements; c'est le lieu par excellence oii se produisent le triage et la mise en relation des émotions parvenues au domaine central de la connaissance.

11 faut encore relever comme un fait à retenir que les cellules pyramjdales alTectées à l'impression et

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