‹ La philosophie naturelle [microform]Chapitre 47 sur 188 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

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quand la vitesse augmente ; leur poids les rapproche, au contraire, quand la vitesse diminue. Cet appareil est un organe de suprême régulation annexé au tuyau d'amenée de la force. Il le ferme par le moyen d'une valve quand la vitesse augmente ; il l'ouvre quand elle baisse. Or, le mouvement des machines à vapeur tend sans cesse tantôt à s'accélérer, tantôt à se retarder, soit parce que la tension de la vapeur varie dans le générateur, soit parce que le nombre des machines-outils auxquelles le mouvement est transmis est plus ou moins considérable. Le régulateur automatique à force centrifuge assure la continuité de l'action, quelle que soit la quantité de force produite et de force dépensée ; il évite les arrêts qu'un surcroît de travail provoquerait inévitablement

et les courses folles qu'un allégement de travail produirait non moins inévitablement. Son moyen est l'accroissement ou la diminution de la force par un artifice emprunté au jeu de cette force même. Une régulation analogue appartient à la pensée individuelle. Nous voyons l'individu passer, en effet, du repos relatif dans le sommeil à l'activité la plus intense, mettre en œuvre et abandonner alternativement les nombreuses machines-outils dont il dispose, user sa force en tout moment au gré des résistances, affirmer, en un mot, par les faits le jeu très aiguisé

d'une fonction régulatrice automatique générale et commune à toutes ses parties. Cette fonction se révêle dans les sentiments, mobiles universels de nos

actions, régulateurs suprêmes de l'activité individuelle (1) ».

Faits d'émotions concommitantes et consécutives, qu'analyse en leur jeu la mathématique, les indivi' dus, unités nouvelles, se manifestent par les relations qu'ils entretiennent entre eux et avec le reste du monde.

(1) Psychologie naturelle, p. 404.

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