‹ La philosophie naturelle [microform]Chapitre 51 sur 188 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

Tolstoï vient de professer une opinion similaire en disant : « L'art constitue un moyen de communion entre les hommes s'unissant par les mêmes sentiments (1) ». Mauvaise définition sans doute, car, en restreignant Fart à un moyen de communion, elle le cantonne et le limite au profit de Técole exclusive

que voudrait créer l'auteur. .Mais, séparée par la seule distance d'un article, cette définition côtoie de trop près la vérité pour n'être pas relevée au passage.

Je me propose d'étudier l'art : l** dans son mécanisme essentiel et fondamental (sa mécanique) ; 2" dans sa technique ; 3" dans son esthétique ; 4" enfin dans l'œuvre d'art.

l. (( L'art n'est point, comme le déclarent les métaphysiciens, la manifestation de quelque idée mystérieuse de la beauté de Dieu ; il n'est pas, comme l'affirment les physiologistes, un jeu dans lequel l'iiomme dépense son excédant d'énergie ; il n'est point l'expression des émotions au moyen de signes extérieurs; il ne consiste |)as dans la création d'objets qui plaisent: il n'est point surtout le plaisir. L'art constitue un moyen de communion entre les hommes s'unissant [)ar les mêmes sentiments. » (Tolstoï, Qu est-ce que lart] Ollendortî', édit. Paris, 1898).

1. Maurice Guyau, VArt un p(tint (te rua sfuiolotiiime, F. Alcan, édit. Paris. 1889.

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