‹ La philosophie pratique de KantChapitre 232 sur 361 · V. plus haut, p. 35i-352, note · texte numérisé non relu

V. plus haut, p. 35i-352, note

2. Y. p. 177-180. — Ueher Philosophie ûbcrhaupt, VI, p. 370-370

3. V. p. 181. — Cf. Kiitik der praktischen Veinuiift, V, p. 5i. 4- V. p. 182, p. 202.

en vertu d'un accord à découvrir entre son concept et le concept de la nature.

Cet accord, Kant le demande à la Faculté de juger, à VUrtheils kraft, entendue dans un sens nouveau ; mais YUrtheiîskraft, par la définition qu'il en donne comme dun principe transcendantal, sert à systématiser tout un ensemble de considérations antérieures qui l'avaient déjà porté à apercevoir plus ou moins nettement dans la beauté et la finalité des intermédiaires entre la nature et la moralité.

L'idée d'une intime relation entre la beauté et la moralité a été acceptée de Kant du jour oii il a pris intérêt aux questions esthétiques, c'est-à-dire au moment où il s'est éloigné du rationalisme Avollïien j^our se rapprocher des philosophes anglais '. Lier l'esthétique et le moral, c'est en effet l'un des caractères de la pensée anglaise depuis Shaftesbury, pendant une bonne part du x\nf siècle. Kant ayant, sous cette influence, rapporté la moralité à un sentiment, avait été de même conduit, ainsi qu'en témoignent les Observations, à voir dans le sentiment du beau et du subhme une disposition très voisine du sentiment moral et très propre à le favoriser. Désormais il exprima volontiers cette pensée, que « le goût a quelque chose de fin, quelque chose d'analogue à la moralité'», que le goût développe puissamment la sociabilité humaine, a Hume, disait-il dans ses leçons d'anthropologie, affirme contre Rousseau que la grossièreté des anciennes mœurs rendait les hommes insociables entre eux et incapables de moralité, et que c'est

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