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(le son impression propre. 11 sul)ordonne en tout ses sentiments à des principes, sachant qu'il est d'autant plus assuré en ses sentiments que les principes par lesquels il les règle sont plus généraux : il évite que sa vie soit une suite de vicissitudes et d'exceptions. 11 n est pas de ceux dont s'empare unjourparhasard quelque bon et généreux mouvement ; mais en face de son semblable qui souffre, voici ce qu'il se dit intérieurement : je doi,s secourir cet homme, non parce qu'il est mon compagnon ou mon ami, ou parce que je peux espérer qu'il me paiera de retour, mais parce qu'il est un homme, et que tout ce qui arrive aux hommes me touche également. Ainsi sa conduite s'appuie sur la plus haute raison de bien faire qui soit dans la nature humaine, et c'est par là qu'elle jDCut être qualifiée de sublime. Le trait dominant de son caractère, c'est donc qu'il n'agit que d'après des motifs susceptibles d'être érigés en principes. Décidé à ne pas les recevoir du dehors, il ne se fie qu'à ses lumières. De là la résistance, parfois opiniâtre, qu'il oppose à l'empiétement des conceptions dautrui sur ses propres façons de voir. Mais s'il est difficile de l'amener à d'autres idées, il serait plus mal aisé de l'empêcher d'être fidèle à lui-même, à ce qu'il a une fois accepté et fait sien. 11 peut perdre un ami inconstant, mais celui-ci ne le perd pas de sitôt ; le souvenir de l'amitié éteinte reste respectable à ses yeux. Il hait la dissimulation et le mensonge, et ne fait plier devant rien le devoir de dire la vérité, Il a |)()ni' hii-mêmc le respect dont il juge digne tout homme en général : ennemi de toutes les formes de scr\ itude, son co'ur ne respire que pour la liberté. Mais ce noble et fier caractère ne peut se maintenir dans sa puissance morale (pie par la grâce d'une raison ferme et éclairée ; sans ce concours nécessaire il s'expose à des dépressions et à des exaltations qui le dénatui-ent radicalement'.
Au tempérament sanguin sallieut les vertus de la coni-