III, p, 2i!x, note; p. 2i5; p
6. « Cet objet transcendantal ne se laisse en aucune façon séparer des données sensibles, parce rpi'alors il ne resterait rien pour le faire concevoir ». Ilf, 217, note.
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l'expérience, l'affirmation de la chose en soi, et qu'à cette affirmation, dont par lui seul il ne devrait subir pas plus (|iril ne pourrait justifier la nécessité, il ajoute simplement 1 attribut corrélatif à sa fonction, l'objectivité intelligible, l^n d'autres termes, si la sensibilité n'avait pas dû supposer la cIkjsc en soi, fentendement ne Icùt pas supposée, et il eut pu tenir l'objet transcendantal pour une simple projection de SCS tendances; mais, parce que les choses en soi sont par ailleurs posées comme existantes, il s'appuie sur elles pour achever d'alïranchir la connaissance de la subjectivité de la conscience empirique.
Dès lors, le problème est de définir de quelle faculté relève, non plus indirectement par une sorte de contrainte extérieure ou d'acceptation à demi passive, mais directement et par un acte spontané, l'affirmation des choses en soi. (1 est là un piol)lème nécessaire à poser, alors même qu'il serait impossible à résoudre. Admettons qu'il soit résolu. Les choses en soi seraient des objets saisis par une intuition, parce qu'il n'y a qu'une intuition qui puisse nous donner la connaissance dune existence, et par une intuition de la raison, puisque par définition les choses en soi ne peuvent être données dans une représentation sensible : ce seraient dvii iioninènes' . Mais cette intuition intellectuelle qu'il nous
I. Riclil soutient que le noumène et la chose en soi ne sont pas identiques, que le noumène est une détermination plus particulière de la chose en soi, une détermination, à ses yeux, purement imaginaire. 11 insiste sur la réalité et la légitimité de l'alTirmation de la chose en soi dans le kantisme, au point de prétendre que la chose en soi, comme ohjet indépendant de la conscience, est le principe réel de l'unité des phénomènes, dont la conscience ne fournil (|ue la forme idéale. Kant aurait eu le tort de convertir, en vue de la morale, le fondement du sensible en un fondement du supra-sensible et de prendre au sérieux, quand il parle d'un autre mode d'intuition que le nôtre, un simple jeu de possibilités. J)rr iiliiiosophische Kiitici.smtis. I, p. 38?, p. .^23/|38. — l^a distinction de la chose en soi et du noumène peut en effet se justifier, mais par ceci seulement, que l'idée du noumène intervient quand il s'agit de marquer |)lus préciscmetil le caractère intelligible de la chose en soi, indépcndanmient de cette contrainte qui nous la fait supjjoser counne cause de la diversité de nos sensations, et de cette action purement formelle de l'entendement (pii projette en elle l'objet transcendantal. D'une façon générale, Riehl me parait avoir méconnu tout l'idéalisme métaphysique impliqué dans le réalisme kantien de la chose en soi. — A l'extrémité opposée. Ih^niianii ("dhoii n'soul le réalisme
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faudrait pour unir indissolublement, dansunactede savoir, la réalité et l'intelligibilité des choses en soi nous manque, et l'idée même de noumènes, pour être possible et même nécessaire, ncn leste pas moins négative. Elle est possible, car il n'y a pas de contradiction à admettie un autre mode d'intuition que la sensibilité; elle est nécessaire, car elle répond à la conscience de la nature subjective de l'intuition sensible, etelle empêche que les données en soientprises pour des choses en soi. Mais elle est négative, car non seulement nous n'avons pas le genre d'intuition qui en réaliserait l'objet pour la connaissance, mais aussi nous ne comprenons pas comment cette intuition peut se produire. Elle apparaît donc surtout comme un concept limitatiC, destiné à restreindre les prétentions de la sensibilité ; seulement elle n'est telle que parce qu'en sa signification propre elle dépasse ce qu'elle doit limiter. Qu'est-ce à dire, sinon ([u'elle ne peut donner lieu à aucune solution théoriquement déterminée, mais qu'elle est la source de problèmes inévitables dont la position s'exprime par des actes propres de la raison P
Donc, tandis que dans la doctrine kantienne l'esprit persistant du rationahsme métaphysique restitue, par delà le monde des phénomènes, le monde des choses en soi, la tendance proprement criticiste se manileste surtout par la recherche des rapports que ce monde des choses en soi peut et doit avoir, autrement qu'au moyen d'une science impossible, avec les facultés humaines. Des choses en soi qui s'imposeraient du dehors à notre raison la convertiraient en une sorte de sensibihté ; des choses en soi qui xseraient produites par notre raison ne seraient telles que
de la chose en soi eu un pur idéalisme; la chose en soi comme intérieur des êtres, c'est ce que Kant a déclaré inconnaissahie, et ce qui d'ailleurs est illusoire ; mais la chose en soi, en tant qu'elle existe, c'est l'idée. Kaiits Théorie (Ici- Erfakrung, a" éd., i885, p. 5oi-526 ; Kants Hegriiudung der Ethik, 1877, p. i8-55. — 11 se peut que ce soit là l'une des directions ultérieures de la doctrine de kant, mais ce n'est pas la doctrine conforme à la Crilitjup de la liaison pure.
par illusion, puisqu'elles resteraient relatives à la puissance qui les aurait engendrées. La difficulté ne paraît pouvoir être levée que s'il y a des actes positifs et nécessaires de l'esprit réalisant d'eux-mêmes en quelque façon la signification inconditionnée qui appartient aux choses en soi sans cependant être convertis en objets réels pour une connaissance, ou encore déterminant dans le sens d'un usage pratique l'existence des choses en soi. Or il y a de tels actes, par lesquels s'achève régulièrement l'exercice de la raison, et ces actes sont, selon un terme renouvelé du Platonisme, les idées'. Mais comment établir que les idées sont conçues ajuste titre, non arbitrairement.^ Par un procédé analogue à celui qui a mis en évidence la dérivation légitime des catégories ; les catégories, ce sontles formes logiques du jugement, mises en rapport avec la notion d'existence objective : les idées, ce sont les formes logiques du raisonnement, mises en rapport avec la notion d'existence absolue. Le propre du raisonnement, c'est en effet de faire rentrer de proche en proche les lois les moins générales sous les lois les plus générales, de façon que la majeure initiale offre les caractères d'une complète universalité. Or à cette complète universalité correspond, dans la synthèse des intuitions, la totalité des conditions. Une idée, ce sera donc ce qui représente la totalité des conditions d'un conditionné. Mais comme il n'y que l'inconditionné qui rende possible la totalité des conditions, et comme inversement la totalité des conditions doit elle-même être inconditionnée, une idée peut être définie : le concept de l'inconditionné, en tant qu'il contient un principe de synthèse pour le conditionné". En un sens on peut dire que la raison ne produit aucun concept nouveau, en dehors des concepts de l'entendement ; seulement elle affranchit ces derniers des restrictions de lexpérience ; elle les étend au delà des données empiriques, tout