‹ La photographie à la lumière du magnésiumChapitre 17 sur 32 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

allume la flamme da brAlcur {^fig. 8). Après avoir mis un peu de poudre de magnésium, au moyen de la mesure qui accompagne la lampe, dans l'ealonnoîr

ic à gai de Srliii

du pclit tube K qui se trouve sur le brûleur, on engage le petit tube recourbé en laiton, porleur d'un mÏDcc tiijiui de caoutchouc cl d'une poire à pression dans l'enlonnoir qui se trouve en K, et l'on met l'appareil en posilîon par rapport à l'objet

APPAREILS DE SCHIRM ET DE LOEHR. 3l

à reproduire, à la personne à photographier, etc.

L'opérateur placé près de l'appareil peut, après avoir ôté le couvercle de l'objectif, faire brûler instantanément la poudre de magnésium en pressant sur Ja poire de caoutchouc.

Quand on emploie deux brûleurs, on place le second à une plus grande distance de l'objet à reproduire, et du côté de l'ombre; on relie entre eux les deux tubes adducteurs du gaz au moyen des tubes en T qui accompagnent l'appareil et d'un morceau de tuyau de caoutchouc ad hoc; quant aux petits tubes K, après qu'on y a introduit de la poudre de magnésium, on les relie également entre eux; de plus on les fait communiquer avec la poire à pression.

De cette manière, la combustion de la poudre de magnésium se produit simultanément en deux endroits; on peut régler l'éclairage d'une façon si facile et si complète que les photographies obtenues à l'aide de cette lumière ne le cèdent en rien aux épreuves faites de jour.

Au moyen de deux doubles brûleurs de Schirm (par conséquent au moyen de quatre lampes réunies pneumatiquement), on peut photographier facilement des intérieurs avec des groupes. On met les lampes les unes à côté des autres, Tune des doubles lampes à o™,5o de hauteur au-dessus du plancher, Fautre à i™,5o de hauteur. La distance latérale peut être de 2™,5o à 3™.

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32 CHAPITRE VI. j

Appareil de Lœhr.

Des appareils analogues ont été construits par plusieurs inventeurs. Le principe est à peu près le même ; c'est ainsi que le D^ Hesekiel et Jacobi, de Berlin, par exemple, emploient une lampe à pétrole (brûleur Argand) et insufflent la poudre de magnésium dans la flamme à l'aide de la pression pneumatique.

La fig, 9 ci-contre montre la disposition très simple de l'appareil de Lœhr. L est un chandelier ordinaire dans lequel on a fiché la partie inférieure (invisible ici) de l'appareil.

C'est en aa qu'on introduit, au moyen d'une cuillère, de i^^ à 5^"^ de poudre de magnésium sans aucune addition. En bb et b'b' se trouvent deux rigoles superposées, circulaires et concentriques, dans lesquelles est placée de la ouate fortement imbibée d'csprit-de-vin (pur ou additionné de benzine)."

Ces deux rigoles d'esprit-de-vin donnent, lorsqu'on a allumé, deux étages de flamme très pure et très riche en oxygène, car l'air pénètre abondamment en ce, aussi bien qu'en dd et est aspiré par l'action de la flamme.

On adapte une pince en v (ou l'on serre le tuyau de caoutchouc avec les doigts), et l'on ferme ainsi le tuyau du côté de l'appareil; si ensuite, en manœuvrant la poire A, on remplit convenablement la

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poire B, il suffit d'exercer une pression sur la soupape ou d'ouvrir les doigls tout en pressant la poire B avec l'autre main, pour projeier d'un seul coup la poudre de magnésium dans la flamme chaude, riche en oxygène, el la faire ainsi brûler

Fig. a.

Lampe de Lœhr pour l'éclairaee au magnésium,

complètement : la poudre va choquer la rigolesupérieure b'b' et elle est ainsi poussée latéralement à travers la partie la plus chaude de la flamme.

L'effet lumineux obtenu de la sorte est très puissant; il serait difficile d'en produire l'équivalent avec un autre appareil.

On dispose l'appareil un peu plus haut que la

3î CHAPITRE VI.

tête du sujet et on le recule selon les dimensions du groupe que l'on veut reproduire.

Pour un groupe de deux personnes, on place l'appareil à 2 ou 3 mètres et on le charge avec 5^^ de magnésium.

Si l'on emploie deux appareils, ce qui répartit plus également la lumière, on place l'un d'eux plus près (pour le côté éclairé) et on le charge à 5^^; le plus éloigné des deux ne sera chargé qu'à o^*", 5.

Au moyen d'une pièce enT, on réunit l'appareil avec des tuyaux de caoutchouc et avec le soufflet, de sorte que l'inflammation se produit simultanément.

L'appareil de Lœhr est fabriqué et livré au commerce par A. Moll (Vienne, I. Tiichlauben).

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