CHAPITRE IX
OU d'yeux affectés d'amaurose. Des pupilles de sujets âgés de 4o à 5o ans mesurent o'^jOûô d'ouverture dans l'obscurité.
Peu de tempsaprès, le professeur Cohn, deBreslau, remplaça la poudre-éclair explosive au magnésium par de la poudre de magnésium pure qu'il
Lampe du D' Cohn pour la photographie de l'œil.
insufflait dans une bougie à la benzine, comme le représente la y?^. ii.
Le tube r, par lequel on insuffle le magnésium dans la flamme, a environ o™,ooG de diamètre et porte un entonnoir t pouvant se fermer au moyen: d'une soupape ; on y verse de o^"^, 06 à o^"", 07 de magnésium. Cette quantité suffit pour trois à quatreopérations. Le tube, dont le bout est en e, est fixé
[•iioTOGRAPHiEs ne L'œiL. 45
au moyen d'un support/^ tenant à la bague k; on peut, par l'intermédiaire de s, donner au tube toutes les positions que l'on veùl par rapport à la flamme. Un tuyau de caoutchouc relie le tube de laiton à la , poire b sur laquelle on presse avec la main ou avec le pied au moment de photographier.
Le professeur Cohn, pour prouver que par cette
méthode l'exposition était suffisante et l'épreuve bien nette, a exécuté de nombreuses photographies de l'œil. Deux d'entre elles, la pupille d'un jeune homme dans l'obscurité et l'inflammation granuleuse, sont reproduites {Jig- laet i3) en autolypie. Ajoutons que les photographies de la cataracte,
4i> CHAPITHE m.
delamembrane pupillaire, du oerf optique et de la
Fig. i3.
1 hotogrdphie d une inQamiiiation graBuleuse
rétine fixés au fond de l'œil artificiel qu'a obtenues le D' Cohn, sont d'un relief qui ne laisse guère à
désirer.