CHAPITRE XL
ÉPREUVES ORTHOGHROMATIQUES A L*ÉCLAIR
MAGNÊSIQUE.
L'amateur qui se livre à la Photographie à l'éclair maguésique éprouve souvent d'assez grandes difficultés à obtenir, à l'aide d'une plaque au gélatine- "i bromure ordinaire, les détails des étoffes sombres, ' des meubles, etc. Si, pour remédier à cet inconvénient, il s'avise de brûler une grande quantité de poudre, il supprimera forcément toutes les 'i demi-teintes. Le mieux, c'est d'adopter le procédé '^ recommandé par Edw. W. Newcomb dans le Pho- ; tographic Times (t. XIX, p. 247), consistant dans l'emploi d'une lumière-éclair jaune et d'une plaque orthochromatique.
Procédé Newcomb.
On mélange intimement, avec un couteau dé x corne ou d'ivoire, 5 ou 6 parties d'azotate de soude i'^
EPREUVES ORTHOCHROMATIQUEH. 5l
anhydre avec i partie de poudre de magnésiam ; ce mélange donne une lumière d'un jaune intense, à laquelle la plaque orthochromatique est extrêmement sensible et qui semble jouer un rôle analogue à celui que remplit le verre jaune dans la reproduction des couleurs avec leurs valeurs exactes. Cette lumière permet d'obtenir des détails dans les teintes foncées et donne à l'ensemble une homogénéité qu'on rechercherait vainement avec les plaques les plus sensibles, si l'on employait la lumière-éclair blanche. En se servant d'une plaque de gélatine orthochromatique marquant 23*' au sensitomètre , Newcomb a obtenu un excellent négatif, d'une finesse extrême, de la salle du Grand- Opéra de New- York, un des plus vastes théâtres de cette ville.