Tome VH. — 11® Période. De Kewton à Euler (suite); i885 6 fr
Tome VTII. — n® Période. De Newton à Euler (suite et fm'. — 12® Période. D'Euler à Lagrange ; 1886.
6 fr.
Les autres périodes paraitront en 2 volumes analogues aux tomes précédents [Lagrange à Laplace, à Foiiricr, Fourier
à Arago, Arago à Abel et aux géomètres contem2>orains .)
Préface.
L’Histoire que j’ai désiré écrire est celle de la filiation des idées et des méthodes scientifiques.
»I1 ne faut donc chercher dans cet Ouvrage ni tentatives de restitutions de faits inconnus ou d’Ouvrages
perdus, ni découvertes bibliographiques, ni discussions sur les faits incertains ou les dates douteuses, ni hypothèses sur la science des peuples qui ne nous ont transmis aucun monument certain de leur savoir. Jesuis très éloigné de croire inutiles ou chimériques les recherches dirigées dans l’un des sens que je viens d’indiquer, mais enfin je ne m’en suis pas occupé.
II n’est pas nécessair'e qu’un même Ouvrage contienne tout ce qu’il était possible d’y mettre, il y en a d’autresr l’important est qu’il contienne des choses utiles, qui ne se trouvent pas ailleurs.
Je ne sais si j’ai atteint le but que je me proposais; tout ce que je puis dire, c’est que j’ai toujours rêvé d’écrire ce livre, et qu’il y a quarante ans que je m’en occupe. M. Marie
Les histoires de Montiicla et de Bossut, quoique excellentes, laissaient à désirer sous ce rapport que l’on y trouvait bien tous les faits à leur place et tous les noms des inventeurs, mais non l’indication des méthodes par lesquelles ces faits avaient été découverts et ensuite mis hors de doute. Au contraire, Delambre, dans son histoire de l’Astronomie, entre peut-être dans trop de détails. Les extraits qu’il donne de tous les Ouvrages d’ Astronomie forment plutôt une bibliothèque qu’une histoire; l’auteur n’y paraît pas assez; il a l’autorité, on voudrait le voir en user. L’Auteur de cet Ouvrage s’est efforcé de rester dans un juste milieu. Il a cherché à so pénétrer de l’esprit et des idées des pères de la Science; il leur fait, autant que possible, parler leur langage, il montre autant qu’il le peut la voie qu’ils ont suivie pour ai'i'iver à leurs découvertes, mais il ne craint pas d’engager sa responsabilité dans l’analyse qu’il donne de leurs travaux.
Une histoire peut prendre fin n’importe où; mais l’auteur de celle-ci l’a continuée jusqu’à i83o. Elle est divisée en jrériodes qui prennent naissance avec les découvertes les plus importantes et les changements les pins considérables apportés dans la méthode. Chaque période s’ouvre par une analyse générale des progrès qui y sont accomplis. Elle se termine par la biographie des savants de cette période et l’analyse de leurs travaux. Ce mode de division a l’avantage que tous les travaux d’un même savant se trouvent réunis de façon qu’on peut les embrasser d’un seul coup d’œil. La division par chapitres de la Science paraît, au premier abord, plus logique; elle l’est cependant moins, parce qu’en réalité toutes les Sciences s’aident mutuellement, de façon que les progrès de l’une dépendent souvent des progrès de toutes les autres et éclatent simultanément dans les mêmes grands esprits. Ce serait, par exemple, un meurtre de détailler Huygens, le plus universel des savants illustres, en un géomètre, un mathématicien, un mécanicien, un horloger, un machiniste, un astronome, un physicien, un expérimentateur, etc., etc.
L’auteur a eu la bonne fortune que trois savants, qui se sont occupés d’histoire, M. Bouché, M. Léon Rodet et M. Charles Henry, ont bieia voulu revoir les épreuves de son livre. Ils lui ont fait de précieuses observations, dontil s’est empressé do profiter. Il les remercie ici de leur bienveillant concours.
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