POSITIFS PAR TRANSPARENCE AU CHARBON
alors filtrée et versée, pendant qu'elle est tiède, sur des glaces chimiquement propres, absolument comme si on les couvrait de collodion. On lait sécher ces glaces à l'abri de la poussière, puis on les enferme dans des boîtes h rainures pour être employées au besoin.
Ces glaces ainsi gélatinés se conservant indéfiniment, on peut donc en préparer une grande quantité à l'avance, mais il faut avoir soin de marquer le côlé gélatiné, qu'il serait très-difficile de reconnaître.
Le papier au charbon qui donne les meilleurs résultats, est celui qui est peu chargé en gélatine, mais contenant une grande proportion de matière colorante broyée et filtrée avec le plus grand soin, afin de produire une image exempte de relief et de points noirs; néanmoins, on obtiendra trèssouvent des positifs satisfaisants avec le papier mixtionné qui sert pour le travail courant des portraits, lorsque ce papier a été préparé par des fabricants consciencieux et bien organisés; mais nous le répétons, il est de la plus grande importance que la couleur soit broyée et filtrée de façon que l'image transparente, vue à la loupe, présente une surface d'une pureté absolue ; car, si la mix-
tion colorée laissait un semis de points noirs sur l'image, comme cela arrive fréquemment lorsqu'on emploie des couleurs métalliques qui se précipitent dans la gélatine, le cliché agrandi serait criblé de petits trous très-difficiles à retoucher; dans ce cas, il serait plus avantageux de faire un positif transparent au collodion humide à la chambre noire, ou au collodion sec par contact, à moins qu'on ne préfère le procédé au collodion albuminé, qui serait préférable à tous autres, s'il était d'une manipulation plus facile.
La sensibilisation se fait de la même façon qu'il est indiqué page 21.
L'impression doit être beaucoup plus vigoureuse que pour les images destinées à être transportées sur papier, pour que les moindres demi-teintes soient parfaitement visibles lorsqu'on examine l'épreuve par transparence ; c'est pourquoi le temps de pose est environ le double de celui nécessité pour les autres images.
Quel que soit le véhicule employé lorsqu'on veut développer l'image, la glace collodionnée ou gélatinée, est d'abord plongée dans une cuvette d'eau froide, afin de ramollir la couche superficielle lorsque c'est une glace gélatinée, et quel-