DE CLICHÉS PELLICULAIRKS OU RETOURNÉS
foyer serait déplacé si on se contentait de retourner la glace sensible dans un châssis ordinaire. Il faut donc que la glace dépolie soit ajustée de façon que son foyer coïncide exactement avec les coins du châssis, qui, eux, doivent se trouver en arrière, et la glace introduite par devant est alors maintenue par les quatre angles postérieurs au moyen de ressorts en argent.
Les clichés obtenus de cette façon donnent des résultats presque aussi bons que les autres, mais le temps d'exposition est également un peu plus long, à raison de l'épaisseur du verre que doit traverser la lumière pour arriver jusqu'à la couche sensible.
En somme, les deux moyens que nous venons d'indiquer pourront, dans bien des cas, rendre d'excellents services pour tous les clichés à faire. Nous allons indiquer maintenant le moyen d'utiliser les clichés déjà faits, en les détachant de leur support rigide pour les conserver en pellicules susceptibles d'être imprimées au recto et au verso.
Clichés pelliculaires.
Dans la 2^ édition de noire Traité de phoior/raphic, nous avons donné, d'après M. RousseIon,un procédé aussi parfait que possible, pour enlever les clichés de la glace sur laquelle ils ont été faits ; nous allons le remettre sous les yeux du lecteur, avec quelques perfectionnements apportés depuis la publication de cet ouvrage, puis nous ferons connaître un autre moyen plus simple encore qui ne laisse pas que de donner de très-bons résultats lorsqu'on l'applique avec quelque attention.
La première opération consiste à dévernir les clichés avec la liqueur suivante :
Faire dissoudre 8 grammes de potasse caustique et 4 décigrammes de carbonate de potasse dans 170 centilitres d'eau distillée, et verser ensuite sur cette dissolution 500 centilitres d'alcool à 40 degrés.
Le vernis à la gomme laque se dissout facilement au moyen de cette liqueur; d'autres, tels que le vernis Sœhnée, nécessitent une proportion plus grande de potasse.