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FAPIER PRÉPARÉ A LA GOMME LAQUE

Solution au phosphate <lc soude.

Eau filtrée . . * • tOT c. c.

Phosphate de soude 4 grammes.

Gomme laque •' 5 —

On prépare l’une ou l’autre de ces solutions ; la gomme laque finement pulvérisée est mise dans un flacon, agitée avec de l’eau, de manière à lui enlever par ce lavage toutes les matières solubles qu’elle pourrait contenir, puis on filtre.

On prend un vase en fer émaillé qu’on place sur le feu avec la quantité d’eau et de borax, ou de phosphate de soude indiquée; lorsque ce sel est dissous on y ajoute la gomme laque encore humide, en ayant soin que l’eau ne soit pas trop chaude, afin d’éviter les grumeaux qui se formeraient si le liquide était bouillant, et on maintient l’ébullition pendant deux heures en remplaçant l’eau à mesure qu’elle s’évapore.

On laissera reposer pendant douze heures, et après avoir décanté la partie claire en abandonnant au fond du vase le résidu gris provenant de la résine non dissoute, on filtrera le liquide sur papier.

Ces solutions se conservent plusieurs mois en bon état, surtout si on ajoute une petite quantité de camphre. On peut les employer isolément ou mélangées, selon la teinte que l’on désire obtenir ou la nature du cliché. Le mélange de cinq parties de la solution au borax et d’une de celle au phosphate de soude donne de très-bons résultats avec des clichés de moyenne force.

On peut faire usage soit de papier photographique, soit de papier à dessin ordinaire; mais principalement de papier Whatman, que l’on coupe d’une dimension de 3 à 4 centimètres plus grande que l’épreuve que l’on veut obtenir. Cet excédant est replié du côté opposé à celui qui doit porter

l’image, et c’est par là qu’on saisira la feuille pendant les opérations.

Pour enduire la feuille on la plonge de champ dans le bain, de manière à l’immerger d’un seul coup en s’aidant d’un triangle en verre. L’endroit de la feuille, c’est-à-dire le côté qui doit recevoir l’image, est placé en dessous, et on passe lentement et légèrement le triangle sur toute la surface. Après quinze secondes d’immersion, le papier est retiré et suspendu pour sécher.

La sensibilisation se fait sur un bain à 1 o pour 100 de nitrate d’argent qu’on a soin de filtrer chaque fois qu’il a servi. La feuille doit flotter à la surface pendant trois ou quatre minutes.

On peut, dans certains cas, faire usage du papier ainsi préparé ; mais, en général, il est préférable de lui faire subir une autre préparation avant de tirer l’épreuve. Elle consiste à replonger la feuille dans le bain de gomme laque qui a déjà servi, ou dans un bain neuf étendu de moitié eau. Ainsi préparé, le papier peut se conserver longtemps.

Les épreuves tirées sur le papier au phosphate ou contenant une large proportion de ce sel prennent un joli ton dans le bain de fixage à l’hyposulfite de soude à 2o pour 100; mais, lorsque la solution ne contient que du borax ou une faible proportion de phosphate de soude, on obtient de plus beaux tons en passant d’abord l’image dans une solution de sulfocyanure d’ammonium avant de la fixer dans le bain d’hyposulfite de soude.

Après un lavage complet et soigné, l’épreuve est séchée et montée comme à l’ordinaire.

On pourrait l’améliorer en étendant au revers de l’image, avant le montage, une couche de vernis à la gomme laque, composé de :

Gomme laque blanche Alcool. . . ...

2 à 3 grammes.

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