‹ La photographie en Amerique (volume 2)Chapitre 34 sur 131 · SENSIBILISATION DU PAPIER SALÉ · texte numérisé non relu

SENSIBILISATION DU PAPIER SALÉ

comme nous l’avons dit, d’une plus grande sensibilité que les papiers albuminés préparés à la manière ordinaire. C’est pourquoi ils sont préférables pour les épreuves amplifiées au moyen de l’appareil solaire; on pourra cependant se servir de papier albuminé pour ce genre de travail, si surtout on lui fait subir des fumigations ammoniacales au sortir d’un bain d’argent à 15 ou 20 pour 100, lorsqu’il a été rigoureusement séché. Avec notre nouvel appareil solaire sans réflecteur, la rapidité d’impression est telle, qu’on peut employer le papier albuminé et chloruré ordinaire comme celui dont on se sert pour les épreuves devant être tirées dans les châssis-presses ; l’exposition pourra varier de vingt minutes à une heure seulemeut, selon l’intensité du cliché et la dimension de la feuille.

Tous les bains devront être filtrés en les remettant dans les flacons; et, au moment de s’en servir, si l’on omettait cette précaution, il s’attacherait souvent au papier des paillettes d’argent métallique, qui formeraient tache sur l’image, et des marbrures brunes provenant de l’albumine dissoute ; on devra cependant faire exception pour les bains décolorés par des sels alcalins que nous avons recommandé de laisser au fond du flacon; pour ceux-là, on procédera par décantation après un repos suffisant pour la clarification du liquide.

Parmi les précautions les plus importantes à prendre dans la préparation des papiers photographiques, nous signalerons d’abord une grande propreté, le soin qu’il faut apporter à éviter de toucher les feuilles ailleurs qu’aux coins, à s’assurer toujours que la couche de sel ou d’argent s’est formée d’une manière uniforme et sans bulles d’air, il faut encore rejeter les parties qui, par transparence, présenteraient des taches noires ou jaunes, dues à la présence d’un métal dans la pâte du papier; observer avec soin l’endroit du papier, pour lui faire subir la préparation et éviter avec le plus grand soin que le liquide mouille l’envers ; maintenir le papier à l’obscurité

la plus complète, dans un endroit frais et sec, après sa sensibilisation, et jusqu’au moment où on lui a fait subir l’action des bains de virage et de fixage. *

Tirage des images positives sur papier par contact avec les clichés.

On se sert, pour le tirage des épreuves positives, d’un châssis à planchette brisée qui permet de suivre les- progrès de l’impression ; ce châssis, composé d’une sorte de cadre rectangulaire avec une forte glace pour fond, presse la feuille

Fig. 41. — Châssis-presse pendant qu’on examine l’impression.

Fig. 42. — Châssis-presse ouvert Fig. 43. — Châssis-presse fermé

pendant qu’on le charge. exposé à la lumière.

sensibilisée sur un cliché au moyen de deux traverses en bois munies de ressorts agissant sur la planchette.

Les figures 41, 42, 43, donneront une idée de l’appareil et de son mécanisme.

Page 1