‹ La photographie en Amerique (volume 2)Chapitre 53 sur 131 · TIRAGE DES ÉPREUVES SUR PAPIER · texte numérisé non relu

TIRAGE DES ÉPREUVES SUR PAPIER

Tirage des épreuves sur papier recouvert de collodion au chlorure d’argent.

M. 'Wharlon-Simpson a indiqué un procédé pour l’impression des images positives sur papier recouvert de collodion au chlorure d’argent, qui donne des épreuves d’une finesse et d’une transparence admirable, aussi bien dans les grandes ombres que dans les blancs, qui sont alors plus harmonieux et moins crus que sur le papier albuminé ordinaire.

Le papier préparé par cette méthode a de plus l’avantage de conserver sa sensibilité pendant très-longtemps, lorsqu’il est maintenu à l’abri de toute lumière actinique.

La formule du collodion chlorure d’argent est la même que celle décrite pag. 209, à laquelle on ajoute environ un gramme de pyroxyle par 100 centimètres cubes de collodion, afin de produire une couche très-épaisse.

Le papier doit recevoir un encollage préalable d’arrow-root ou de gélatine à 7 ou 8 p.100, qui assure l’imperméabilité, en même temps que l’adhérence du collodion ; cette application doit être faite à chaud; et, avant dessiccation complète, le papier est collé par les bords sur une glace ou sur une planche à dessin, afin de présenter une surface bien tendue, lorsqu’il est complètement sec. C’est alors qu'on le recouvre de collodion chlorure en le versant comme sur une glace : quand le papier ainsi préparé est sec, on coupe les bords et il est prêt à recevoir l’image.

Lorsque l’image est imprimée, on la vire et on la fixe dans un bain d’or au sulfo-cyanure d’ammonium décrit page 212, puis on termine par un bon lavage.

Afin d’éviter que la couche de collodion se fendille, l’image doit être collée sur carton pendant qu’elle est encore humide.

La Whothlytypie.

Le procédé de M. Wothly, qui a fait son apparition en 1865, a beaucoup d’analogie avec le précédent ; il est également basé sur l’application du collodion à la surface du papier.

La seule différence qui existe est l’addition de nitrate d’urane au nitrate d’argent qui entre dans le collodion, qu’on applique alors sur du papier albuminé avec les mêmes précautions que nous avons décrites plus haut.

Les opérations suivantes pour l’insolation, le virage et le fixage se font également comme il vient d’être dit.

Les clichés qui sont imprimés par cette méthode doivent être plus vigoureux et plus intenses que ceux qui servent au tirage sur papier albuminé ordinaire. Néanmoins l’insolation est moitié moindre environ, et les images ont un relief et une douceur remarquables.

Révivifier et ramener à son ton primitif une épreuve altérée.

Une épreuve altérée ou jaunie, sans cependant avoir complètement disparu, peut être restaurée et ramenée à un degré de vigueur presque aussi beau que celui qu’elle avait dans le principe, en la plongeant dans une solution composée de :

Eau filtrée 1 litre

Solution saturée de bichlorure de mercure dans l'acide chlorhydrique 20 gouttes.

Observez avec soin le moment où l’image sera ramenée à

RÉVIVIFIER

un ton pourpre vigoureux, retirez-la aussitôt, et lavez avec le plus grand soin dans plusieurs eaux.

Séchez et montez sur bristol.

Les épreuves traitées ainsi prendront un ton rougeâtre, qu’on pourra rendre plus chaud en les virant de nouveau dans une solution de chlorure double d’or et de potassium à 4 pour‘1,000.

Lorsque les images passées ont conservé une certaine quantité de soufre, il peut arriver qu’elles disparaissent entièrement dans la solution de bichlorure de mercure ; on pourra les faire reparaître, après un lavage convenable, en les immergeant dans un bain d’ammoniaque liquide trèsétendu d’eau.

En tout cas, la teinte jaune que prennent avec le temps beaucoup d’épreuves mal fixées, disparaît en quelques minutes, et l’image reprend toute sa vigueur.

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