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OPÉRATION PRATIQUE POUR OBTENIR DES ÉPREUVES

sium ; il se formera d’abord un précipité, mais il ne tardera pas à se dissoudre en agitant le flacon. Cette solution doit être filtrée souvent et tenue à l’abri de la poussière ou de toute autre substance étrangère; elle peut servir indéfiniment, en ajoutant de temps à autre un petit morceau de cyanure de potassium.

Opération pratique pour obtenir des épreuves positives directes sur verre.

La glace parfaitement nettoyée, comme il est recommandé au commencement de ce chapitre, avec les précautions indiquées pag. 133, on enlèvera soigneusement, au moyen d’un blaireau fin, les grains de poussière qui pourraient s’être attachés à la surface , puis on procédera à l’étendage du collodion de la même manière que pour les épreuves négatives. Seulement, comme le collodion dont on se sert pour ce genre de travail est plus chargé d’éther, et que, par conséquent, l’évaporation est plus rapide qu’avec le collodion alcoolique, on laissera un intervalle moindre entre le moment de l’étendage et la mise au bain.

On fera en sorte de ne laisser la glace dans le bain sensibilisateur que juste le temps nécessaire pour former la couche d’iodure d’argent, et on la retirera aussitôt que cette couche sera unie et ne présentera plus l’aspect huileux.

Enfermée alors dans le châssis en la retournant de haut en bas (car nous supposons qu’on s’est servi de cuvettes verticales), et en maintenant toujours ce châssis dans une position presque horizontale, on procédera à l’exposition. L’opération se pratique de la même façon que pour les négatifs, mais avec un temps de pose à peu près quatre fois moindre ; ici nous ferons remarquer que ce temps de pose étant très-court (une à quatre secondes par une belle lu-

mière diffuse), il est de la plus grande importance de ne pas dépasser le temps exactement nécessaire pour l’impression, car alors l’image serait plate, sans vigueur dans les ombres, grise sur toute la surface ; si, au contraire, la pose était trop courte , les détails dans les ombres ne paraîtraient pas , et l’image resterait trop noire.

La pratique seule peut indiquer à l’opérateur le temps de pose exact, car ce temps varie suivant mille circonstances qu'il est impossible d’expliquer dans un livre : d’une part, c’est le volume de lumière, sa nature, l’état de l’atmosphère et le degré de température, le plus ou moins de sensibilité du collodion, du bain d’argent, lïoduration du premier et la quantité d’acide contenue dans le second ; d’autre part, on a à tenir compte de la rapidité plus ou moins grande des objectifs dont on se sert, de leur foyer, des couleurs plus ou moins photogéniques du modèle, etc.

L’opération qui suit l’exposition à la chambre noire est le développement de l’image. Nous la considérons comme la plus délicate, et c’est d’elle que dépend le plus souvent la beauté de l’épreuve; car si un temps de pose rigoureusement exact est indispensable, il n’est pas moins important d’arrêter juste à temps l’action de la solution révélatrice, souvent même on peut modifier l’effet d’un temps de pose qui n’aurait pas été très-exact, en arrêtant promptement oiten prolongeant un peu l’effet du développement.

Un temps de pose légèrement dépassé donne, lorsqu’on a soin d'arrêter à temps l’action du sulfate de fer, des épreuves plus douces et plus fines que celles obtenues lorsque, l’exposition ayant été trop courte, on est obligé de laisser cette solution très-longtemps sur la glace pour obtenir les détails de l’image ; alors l’épreuve devient granuleuse et pointillée , tandis que la première manque d’un peu de vigueur. Il y a un tour de main à acquérir avant d’arriver à la perfection pour ces opérations qui sont d’une grande délicatesse. La

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