POSITIF PAR TRANSPARENCE
ment; dans ce dernier cas, on reporterait la pièce au feu et on l’observerait avec attention pour pouvoir la retirer vivement aussitôt qu’elle présente une surface polie comme une glace.
Cette opération peut être renouvelée autant de fois qu’il est nécessaire pour obtenir un bon résultat. Lorsqu’on juge que la vitrification est complète, on doit éviter de faire subir à l’émail une trop brusque transition de* température, qui le ferait éclater au sortir de la moufle ; on devra donc prendre les mêmes précautions qu’au moment de son introduction, pour que la chaleur quitte graduellement la pièce en fusion. Avant de la retirer complètement pour la laisser refroidir, il faudra la maintenir pendant quelques instants sur le devant du fourneau, en retournant le rondeau qui la supporte.
Nous n’entrerons pas dans de plus grands détails, qui nous entraîneraient à écrire un volume entier; on pourra, du reste, si on le désire, consulter l’excellent ouvrage de M. Geymet, qui traite spécialement des émaux photographiques d’une façon aussi complète que possible.
Émaux photographiques par incorporation du collodion à la pâte fusible. — Ce procédé diffère essentiellement du précédent, en ce sens que l’image est formée par le positif transparent obtenu sur le collodion, et incorporée à l’émail par la cuisson dans un fourneau à moufle chauffé à la température nécessaire. Les images obtenues par cette méthode ont plus de finesse, de transparence et de modelé que celles produites par les poudres vitrifiables.
Positif par transparence. — Le positif par transparence, pour être dans les meilleures conditions possibles, doit être parfaitement détaillé et exempt de toute trace de voile ; on peut le faire à la chambre noire ordinaire avec un bon collodion iodo-bromuré et un bain d’argent franchement acidulé; après l’exposition, qui varie selon l’intensité du négatif, de la lumière, et l’ouverture du diaphragme, l’image est développée avec une solution composée de :
Eau distillée 1 litre.
Acide pyrogallique 6 grammes.
« citrique 4 —
— acétique cristallisable 30 c. c.
Sous l’action de ce révélateur, l’image apparaît lentement, mais avec une très-grande finesse; vue par transparence, elle doit présenter une gradation régulière de tons, depuis le noir le plus intense jusqu’à la transparence parfaite dans les grandes lumières; lorsque tous les détails sont obtenus, l’épreuve est lavée, puis fixée au cyanure de potassium ; on termine vivement par un dernier lavage abondant.
La pellicule de collodion formant l’image doit être alors enlevée de la glace, pour être virée comme nous l’indiquerons plus loin.
On y arrive facilement en coupant d’abord avec l’ongle le bord extrême du collodion, puis en plaçant l’épreuve dans une cuvette remplie d’eau ordinaire, contenant environ 5 à 6 grammes d’acide sulfurique par litre de liquide; après quelques minutes d’immersion dans ce bain, le collodion se détache de la glace et flotte à la surface. On l’enlève alors délicatement en se servant de la glace comme support, pour le placer dans une autre cuvette remplie d’eau claire que l’on change cinq ou six fois, jusqu’à ce qu’il ne reste plus trace
d’acide.
Virâge.
On prépare dans deux flacons séparés :
filolution no 1.
Eau filtrée 100 c. c.
Bichlorure de mercure., 7 grammes.
Solution n° 2.
Eau distillée. . 100 c. c.
Chlorure d’or 1 gr. 50.
Le bain de virage se compose alors de :
Eau de pluie» . » ...*.. 200 c. c.
Solution n» 1 20 —
que l’on mélange dans une cuvette plate à fond de verre ;