‹ La photographie indirecte des couleursChapitre 1 sur 10 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

couleurs , telle que mon oncle l’avait définie il y a plus de trente ans. Pour surcroît de légitime fierté, j’ai également assisté dans cette même salle des fêtes à un second triomphe dont ma famille a également le droit de revendiquer sa part. Je veux parler des projections cinématographiques par lesquelles les mêmes MM. Lumière ont soulevé l’enthousiasme d’immenses assemblées. C’est bien mon oncle Louis Ducos du Hauron qui, par deux brevets pris en l’année 1864 (Brevet français de 15 ans, Ier mars 1864, n° 61976 : Appareil destiné à reproduire photographiquement une scène quelconque avec toutes les transformations qu’elle a subie pendant un temps déterminé ( C/ironophot og 1 y ip h ie} appelée aujourd'hui Cinématographie) . — 3 décembre 1864 (Certificat d’addition au brevet ci-dessus), ouvrit l’innombrable série des publications descriptives de la Chronophotographie.

Malheureusement pour lui, il était arrivé trop tôt : en ce temps -là, l’instantanéité des préparations photographiques n’avait pas encore été conquise.

Si j’évoque de la sorte deux des plus belles inventions de Louis Ducos du Hauron, c’est que le passé aide à juger le présent. Le lecteur des pages qui vont suivre ne voudra pas croire que l’enseignement qu’elles contiennent puisse l’induire en erreur ni l’entraîner à la poursuite d’un but chimérique ou simplement aléatoire.

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