‹ La photographie judiciaireChapitre 24 sur 27 · C. Du MODELÉ DE SA SURFACE ANTÉRO -EXTERNE G · texte numérisé non relu

C. Du MODELÉ DE SA SURFACE ANTÉRO -EXTERNE G

laquelle peut être traversée par le prolongement de l'hélix, unie ou en éminence mamelonnée.

d. De sa dimension en hauteur, laquelle peut être petite^ moyenne ou grande.

L'anti-tragus présente une ligne générale de direction dont l'iNGLiNAisoN peut varier de V horizontalité (la tête étant supposée dans sa situation normale), à une obliquité de 45"- Par rapport à cette ligne, figurée sur notre dessin par un pointillé HI, l'anti-tragus peut se propiler en ligne à concavité supérieure, owrectiligne, ou légèrement sinueuse, ou franchement saillante. Enfin I'anti-tragus (et notamment son extrémité libre) peut être ou complètement renversé en dehors ou droit. Les cas intermédiaires sont les plus nombreux. Toutes les questions de forme mises à part, l'anti-tragus peut varier encore sous le rapport de sa dimension absolue.

Les parties IR et KL du repli de I'anthélix peuvent être chacune séparément /?e^i7e, moyenne et grande. Lorsque I'anthélix, et notamment la branche supérieure KL, est peu accentuée, l'oreille

CONSIDERATIONS SUR LE SIGNALEMENT. lOI

s'écarte de la tête et pread la forme d'un cornet qui la fait ressembler à l'oreille des mammifères. La portion horizontale KM de l'anthélix a une direction soil franchement ho7^izo7itale^ soil oblique, soit intermédiaire .

L'ensemble du pavillon, en y comprenant le lobule, peut être uniformément écarté de la tête, d'où la forme appelée pédonculée par certains auteurs. D'autres fois, l'écartement est surtout notable dans la partie postérieure ou supérieure, ou même inférieure du pavillon.

Il faut encore signaler la présence de la saillie qu'oA observe sur un certain nombre d'oreilles entre les points G et D. Cette protubérance est appelée tubercule de Darwin, du nom du naturaliste anglais, qui voyait en elle une survivance de l'oreille en pointe de certains singes (/F»-. i3).

Après cette analyse des traits du profil, passons à ceux de la face. Nous avons déjà fait remarquer (Ghap. I) que, si ces derniers présentent moins d'éléments invariables d'identification, leur mobilité les rendait par cela même plus intéressants en ce qu'ils nous renseignaient quelque peu sur l'état psychologique permanent ou momentané du sujet.

Parmi ces caractères d'individualité, beaucoup, malheureusement, échappent au portrait photographique. Nous citerons entre autres la vivacité souvent si caractéristique des muscles de la face et

notamment des yeux; le regard long et réfléchi, opposé au regard court et vif; le clignotement du myope, le froncement sourciller de l'hypocondriaque, etc.

Passé l'âge de trente ans, l'arrivée des rides commence à donner à la face une valeur physionomique permanente, en imprimant sur la peau, en sillons de plus en plus accentués, les stigmates des jeux de physionomie les plus communs à chacun. C'est pourquoi un portrait est d'autant plus intéressant et plus facilement identifiable que la personne représentée est plus âgée et plus ridée.

La coquetterie, qui fait attacher tant d'importance à l'arrivée des rides , leur a depuis longtemps assigné une nomenclature bien connue de tout le monde : les rides horizontales du front, le pli vertical intersourcilier j la patte d'oie si redoutée ou rides temporales, le sillon naso-labial qui, comme un grand accent circonflexe, descend obliquement des ailes du nez vers les commissures de la bouche, le double menton, etc.

Une faut jamais perdre de vue, quand on étudie les sillons et les rides de la figure, le point qui a été mis en lumière dans les belles études photophysionomiques de Duchenne de Boulogne, c'est que la direction des rides est nécessairement perpendiculaire à la direction des muscles qui les produisent. Quant à l'étude des sentiments passionnels qui mettent ces muscles en mouvement, c'est

Jà un sujet trop étendu et trop complexe pour être traité utilement ici. Le lecteur que la question intéresserai t devra recourir soit aux Traités spéciaux de Duchenne de Boulogne ou de Darwin, soit à l'abrégé si clair que M. Mathias Duval en a présenté dans son Anatomie artistique.

Aux modifications d'origine plus ou moins passionnelle imprimées sur Ja figure viennent s'ajouter les altérations encore plus graves qui résultent de la perte des dents et des cheveux. Les joues se creusent, les pommettes saillissent sous la peau, les jeux s'enfoncent. Quelquefois, au contraire, un engraissement démesuré s'accentuant avec l'âge produit des résultats opposés.

La chute des cheveux suit deux voies : ^a. calvitie frontale^ qui efi^ace la ligne d'implantation des cheveux en cinq pointes et élève le front ; la calvitie tonsurale^ qui se définit d'elle-même, vient généralement après la première, avec laquelle elle ne tarde pas d'ailleurs à se confondre pour produire \?L calvitie pariétale (du nom des deux principaux os du crâne qui forment cette partie de la tête).

Tout le monde sait que ce sont les cheveux qui couvrent les temporaux et l'occipital qui résistent le plus longtemps.

Les poils de la barbe et des sourcils, loin de décroître avec l'âge, augmentent généralement en nombre et en vigueur.

Quelquefois enfin un cas morbide spécial amène

I04 APPENDICIÎ.

la perte complète et absolue des cheveux et de la barbe et produit cet état que les médecins qualifient dî' alopécie totale.

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