‹ La Photographie judiciaire, avec un appendice sur la classification et l'identification anthropométriquesChapitre 26 sur 50 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

exécutés sur du papier couché au gélatinobromure d’argent.

Ces papiers sensibilisés, que plusieurs maisons françaises fabriquent maintenant dans la perfection, sont couverts d’une émulsion analogue à celle des plaques sèches ordinaires, et peuvent donner des images positives après quelques secondes de pose et un court passage dans un bain de développement et de fixage.

Le procédé peut rendre les plus grands services dans les affaires criminelles où le coupable connu est en fui te. Il n’y a presque plus personne en France qui ne se soit fait photographier, ne serait-ce que dans une foire, au moyen du procédé sur métal, dit ferrotypie. L’expérience montre que, dans la moitié au moins des enquêtes judiciaires de nos jours, la Police arrive à retrouver quelques-uns de ces portraits (affaires Walder, Allmayer, Géomay, elc.); d’où l’obligation d’être à même d’en livrer quelques milliers d’exemplaires dans les deux heures qui suivent la saisie de l’épreuve originale.

Pour rendre le tirage plus rapide et surtout moins coûteux, on ne reproduira que la tête et le cou jusqu’à la cravate, en faisant le sacrifice du buste et de la largeur des épaules. On peut arriver ainsi à grouper, au moyen d’une faible réduction, douze de ces têtes sur un cliché de o m ,o 9 sur o m ,i3. Ces images timbres-postes de o m ,o3 environ de côté reviennent alors sur papier instantané à moins de

. P PLICAT IONS DIVERSES.

o fr ,oi pièce, et il devient possible d’en tirer plusieurs mille dans une nuit ( t ).

Si le lendemain de 1’affaire Walder, par exemple, on avait pu tirer la photographie de l’assassin en fuite à vingt mille exemplaires, et en distribuer des épreuves à tous les inspecteurs des garnis, aux contrôleurs de billets de chemin de fer, aux employés de l’octroi, aux commissaires spéciaux des gares frontières et maritimes, aux brigades de douaniers et de gendarmerie cantonale, etc., le coupable n’aurait probablement pas échappé.

Phototypographie pour journaux. — Mais le moyen le plus rapide pour vulgariser soit le portrait d’un criminel, soit des fac-similés d’objets qu’il y aurait avantage à faire reconnaître, est encore la publicité par les journaux. Us accepteraient avec plaisir des autorités compétentes l’offre gracieuse d’un cliché typographique relatif à une actualité judiciaire, à la condition qu’il soit exécuté de façon à pouvoir être immédiatement intercalé dans le texte et qu’il présente quelque intérêt pour les lecteurs.

Malheureusement, les clichés en phototypographie faits directement d’après l’image photographique (seul procédé assurant la ressemblance

(') Voir, page 70, la description de la trappe spéciale pour l’impression du papier au gélatinobromure.

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