‹ La photographie médicaleChapitre 17 sur 112 · CHAPITRE I. — INSTALLATION ET MATÉRIEL · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. — INSTALLATION ET MATÉRIEL

peut facilement et rapidement recevoir des objectifs de tailles différentes.

L'objectif devra pouvoir se déplacer latéralement et en hauteur.

Adaptateur Molteni.

Tous les appareils bien conditionnés permettent ce double mou-

vement, mais, si l’on fait faire un appareil, on exigera toujours le

TPS

Adaptateur (CGlégil).

plus grand déplacement possible de l'objectif, surtout dans le sens vertical.

On devra pouvoir placer dans la chambre une séparation mobile

qui sera très précieuse pour faire deux vues sur la même plaque ou exécuter des épreuves stéréoscopiques.

La longueur du soufflet devra être aussi grande que possible; dans les appareils ordinaires, elle est, en général, insuffisante. Elle devra toujours avoir au moins le double de la distance focale principale de l'objectif employé. Ainsi, si l’on emploie, par exemple, un objectif de 0", 25 de foyer, le soufflet devra avoir plus de 0",50. Ce long tirage est indispensable pour obtenir des images à grande échelle.

Le cadre d’arrière porte la g

lace dépolie sur laquelle on effectue la mise au point. Cette glace doit être divisée en centimètres carrés et porter à partir du centre deux échelles millimétriques dans chaque axe. Cette graduation du verre dépoli qui a été indiquée

par notre ami le D' Gustave Le Bon, et qui devrait se trouver sur

tous les appareils, est très précieuse pour se rendre compte des dimensions de l’image obtenue et faire une reproduction de taille déterminée. Le cadre d’arrière est commandé par une crémaillère qui permet de l’avancer ou de le reculer jusqu’à ce que l’image offre le maximum de netteté. Dans certains appareils perfectionnés on trouve, à l'arrière de la chambre, un dispositif spécial nommé bascule qui permet de déplacer le plan du verre dépoli par rapport à l’axe de l'objectif. Ce dispositif peut présenter de grands avantages lorsque lon a à reproduire des objets présentant des différences de plans considérables. On sait, en effet, que, dans cette hypothèse, les points de concours des rayons venant de ces divers points ne se font pas dans un même plan. On peut du reste adapter à tout appareil une bascule mobile très ingénieuse due à M. Mackenstein, ce qui évitera l’achat d’un appareil spécial, si l’on est déjà outillé.

Lorsque la mise au point est effectuée on enlève le verre dépoli et on lui substitue le châssis négatif, puis on arme l’obturateur et l’on démasque la plaque sensible. Il faut naturellement quelques instants pour effectuer ces diverses opérations : ce relard peut être cause de fréquents insuccès en Photographie médicale, car le malade à pu se déplacer. Il est préférable alors d'employer le dispositif que l’on trouve sur les chambres des photographes de profession. Le châssis à verre dépoli et le châssis négatif sont dans

CHAPITRE I. — INSTALLATION ET MATÉRIEL. 25 une coulisse qui est à l'arrière de la chambre; dès que la mise au point est effectuée, il suffit de pousser le châssis négatif qui se substitue ainsi, beaucoup plus rapidement que précédemment, au verre dépoli (fig. 9).

En ce qui concerne les châssis destinés à renfermer les prépa-

rations sensibles, quel que soit le type adopté, on doit veiller à ce

Fig. 7.

Châssis négatif.

qu'ils ne laissent passer aucune lumière; car en attendant que le malade soit dans la position voulue, il peut être quelquefois nécessaire de les laisser ouverts avant la pose un temps plus ou moins long (fig. 7).

Les châssis porteront un numéro d’ordre et une plaque indica-

trice en ivoire ou en peau sur laquelle on pourra mettre les indi-

cations convenables pour éviter toute erreur.

Nous nous sommes longtemps servi d'appareils ainsi conditionnés, mais il est bien des cas cependant où ils ne nous ont pas semblé suffisants.

Nous avons déjà signalé tout à l’heure la perte de temps qui se produit forcément entre la mise au point et la pose, temps que l’on peut réduire avec certains dispositifs, mais que l’on ne saurait supprimer complètement. Qu’arrive-t-il alors si le malade s’est déplacé pendant cet instant? Ou bien l’épreuve ne sera pas nette,

l’image mal en plaque, ou bien il faudra recommencer à nouveau la mise au point et toute la série des opérations.

Lorsqu'il s’agit d’un malade qui souffre, qui est inconscient ou irresponsable, on ne peut être trop exigeant et il faut chercher à obtenir le résultat voulu au moyen d'appareils plus perfectionnés qui suppriment les pertes de temps et par suite les insuccès.

Nous sommes arrivés à ce résultat en adoptant le principe suiant : nous avons une chambre à double corps portant deux

objecüfs rigoureusement semblables et nous donnant, par suite,

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