CHAPITRE I. — INSTALLATION ET MATÉRIEL
malade peut même se déplacer, on le suit en le maintenant au point et on le saisit sans difficulté.
Nous croyons que si le médecin veut faire construire un appareil spécial pour la Photographie médicale c’est ce modèle qu’il devra préférer.
L'emploi de cet appareil exige certains soins; il faut, en effet, que le malade soit exactement dans la perpendiculaire qui passerait par le milieu de la chambre double. Dans ce cas, on constatera de suite que, pour amener les deux images au centre de chacun des verres dépolis, il est nécessaire de faire varier l’écartement des objectifs suivant la distance qui sépare l'appareil du modèle. Plus la distance sera faible, plusils devront êtrerapprochés ; au contraire,
orande.
on devra les éloigner d’autant plus que la distance sera plus
Nous avons fait exécuter dans notre appareil un disposilif très simple qui permet de satisfaire à cette loi théorique et qui règle le rapprochement ou l’écartement facile des deux objectifs.
Dans le cas où l’on posséderait un appareil disposé pour la Photographie stéréoscopique, il serait facile de le transformer en un appareil du même genre, mais dans ce cas, bien entendu, la dimension de l’image resterait égale à celle d’une des images stéréoscopiques.
Il suffit de faire faire un cadre qui se place dans le logement du verre dépoli et que l’on met à la place du châssis négauf. Ce cadre est divisé en deux parties et porte d’un côté un châssis à verre dépoli et de l’autre un châssis négatif. Nous avons fait adapter déjà depuis longtemps ce dispositif à une chambre 4 et nous obtenons avec cet appareil des épreuves du format +.
En faisant fonctionner un seul des obturateurs et en laissant le deuxième objectif démasqué, on obtient le même résultat qu'avec
la chambre double que nous venons de décrire.
Chambre d’atelier. — On entend par chambre d'atelier une chambre de grand format et de tirage considérable. Cet appareil sera ütile pour faire des clichés de grandes dimensions et pour les agrandissements ou les réductions. Il diffère des appareils ordinaires en ce qu'il comporte trois corps au lieu de deux, et deux
soufflets au lieu d’un (2. 9).
L’objecufse place sur le corps du milieu. Le corps d'avant porte une série d’intermédiaires destinés à recevoir des clichés de diffé-
rents formats. Le verre dépoli est sur le corps d’arrière.
Fig. 9.
Chambre d’atelier.
En vertu de la loi des foyers conjugués, lorsque le tirage est le même entre le corps portant l'objectif et les deux autres portant l’un le cliché à reproduire et l’autre la plaque sensible, on obtiendra une reproduction à taille égale. Si l’on rapproche de l’objectif le corps d'avant, on obtiendra sur le verre dépoli un agrandissement qui sera d'autant plus considérable que le modèle sera plus rap-