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CHAPITRE II. — TECHNIQUE PHOTOGRAPHIQUE

l’hyposulfite de soude. La conservation des clichés n’est certaine qu’à ce prix.

Dans un service de Photographie médicale où les clichés ont tous de la valeur, il est indispensable d’en assurer la durée et d'éviter ce que nous avons constaté dans le laboratoire de la Salpêtrière. Presque tous les clichés qui ont été exécutés avant notre arrivée sont plus ou moins altérés. C’est là une perte irréparable qui aurait pu être évitée avec un peu de soins.

Le lavage terminé, il est bon de passer sur les plaques un blaireau fin et mouillé afin d’enlever les saletés qui auraient pu s’y déposer pendant le lavage; il faut aussi nettoyer avec un linge mouillé le dos de la glace qui est en général recouvert de bavures d’émulsion. À ce moment, elles s’enlèvent avec facilité et il n’en serait plus de même après le séchage.

Pour effectuer le séchage des clichés, il faut les mettre dans une pièce bien sèche et bien aérée, à l'abri de la poussière. On fait dans le commerce des séchoirs à rainures destinés à cet usage; nous en déconseillons l'emploi parce que les rainures étant trop rapprochées le séchage est inégal. Nous nous contentons d'appuyer tous nos clichés contre un mur et à une certaine hauteur du sol.

Dans le cas où l’on aurait besoin de sécher rapidement un cliché on le plongera, une fois le lavage terminé, dans une cuvette contenant de l'alcool. Après un séjour de cinq minutes on l’essorera rapidement et l’on pourra ensuite le mettre sécher à une douce chaleur. Cette opération peut être faite en moins d’un quart d’heure et permet dans un cas urgent de tirer des épreuves peu de temps

après l'exécution du négatif.

RENFORÇAGE ET BAISSAGE DES CLICHÉS.

Renforçage et baissage des clichés. — Si l’on a bien suivi notre méthode de développement, on doit, dans tous les cas, obtenir un cliché irréprochable; mais il faut, bien entendu, une certaine expérience que l’on ne peut acquérir d'emblée : par suite, on peut se trouver en face de clichés incomplets. Si ce défaut porte sur le manque de détails, cela peut tenir à une insuffisance de pose ou à un développement trop peu poussé. Il faudra alors,

ou poser davantage, ou pousser plus le développement, pour obtenir les détails. On profitera de cet avertissement pour l’obtention des clichés subséquents, mais ceux qui sont déjà développés seront forcément incomplets.

En ce qui concerne l'intensité du négatif qui est insuffisante ou exagérée, 1l n’en est pas de même : il est en effet possible d’aug- . menter ou de diminuer cette intensité, le cliché une fois terminé.

Nous allons indiquer les procédés qui permettent soit de monter soit de baisser l'intensité du cliché : ce sont le renforçage et le baissage, mais en faisant remarquer qu'on ne doit les employer que le moins possible, que l’on peut y recourir en cas de nécessilé absolue et non pas compter sur eux constamment. Avec la méthode de développement que nous avons donnée, on doit arriver dans tous les cas à obtenir le cliché aussi parfait qu'il peut être

sans recourir à des opérations qui sont la dernière ressource des

débutants.

Renforçage. On prépare un bain ainsi composé : 1000% 70$"

Après avoir mis le cliché à tremper dans l’eau pendant dix minutes, on le plonge dans le bain de bichlorure en ayant soin de l’agiter constamment. Peu à peu la couche blanchit; il faut prolonger l’action du bain d’autant plus que le cliché a besoin d’être monté. On le lave alors abondamment. puis on le met dans

le bain suivant :

BA ete ER Poe ru real die 1000%!

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On agite vigoureusement et l’on voit immédiatement le cliché

se foncer et reprendre une teinte noire.

On constate alors que l'intensité a considérablement augmenté, mais, en ce qui concerne les détails, il n’y a aucun gain appréciable. Ce procédé ne doit donc être employé que pour augmenter l'intensité générale du négatif.

On termine par un lavage abondant et l’on met à sécher.

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