I. — INSTALLATION
Le service photographique doit comprendre au moins trois pièces dont l’usage est absolument différent : 1° l'atelier vitré ; 2° le laboratoire noir: 3° le laboratoire clair. Nous allons décrire
CHAPITRE I. — INSTALLATION ET MATÉRIEL. 9 l'organisation de ces diverses pièces; nous étudierons les appareils qui y seront placés, et enfin les différentes manipulations que l’on y exécutera.
Les manipulations photographiques courantes consistent en trois séries d'opérations absolument distinctes qui sont nécessaires pour obtenir la reproduction d’un objet quelconque. Ces opérations sont :
1° L'impressionnement de la couche sensible ;
o° Le développement de l’image latente, ou obtention du négatif (t);
3° L’obtention du positif
Autrefois, il nous aurait fallu parler de la préparation de la surface sensible que l’on exécutait au moment même de s’en servir; aujourd'hui, grâce aux progrès réalisés, les plaques sont préparées industriellement et il n’y a qu’à se les procurer.
La plaque exposée à la lumière dans 'appareil photographique pendant un temps plus ou moins long est modifiée dans sa constitution ; mais cette impression n’est nullement visible et 1l est nécessaire de procéder à l'opération du développement de cette image
latente ; les parties frappées par la lumière noircissent et ceci d’au-
tant plus que les valeurs de l'original au point de vue photogénique étaient plus grandes. Les blancs du modèle sont traduits par des noirs; les noirs, au contraire, par des blancs et les différentes nuances par des teintes plus ou moins foncées. À cause de ce résultat, l’image est dite négative, et le cliché obtenu est appelé le négatif.
Si maintenant on place derrière ce nésatif une surface sensible et que l'on expose à la lumière, cette surface s’impressionnera sous les diverses parties du cliché proportionnellement à leur degré de transparence. Les noirs correspondront aux blancs du cliché, et les blancs de l'épreuve aux noirs qui n’ont pu être traversés par la lumière. Les demi-teintes seront inversement proportionnelles à celles du cliché. Cette image est dite positive, où appelée encore le positif; elle est la reproduction fidèle de l’ori-
ginal avec toutes ses valeurs et ses nuances.
(*) Dans la pratique on se sert aussi fréquemment du mot cliché.
Ces trois séries d'opérations doivent se faire dans des locaux spécialement appropriés, nous allons en décrire l'installation et l’agencement.
L'impressionnement ou l'exposition se fait dans l'atelier, le chargement des châssis et le développement dans le laboratoire
noir et la série des autres opérations dans le laboratoire clair.