PRÉFACE
L'Auteur profite de cette deuxième édition, nécessitée par l'épuisement de la première, pour y apporter plusieurs additions et modifications résultant d'une étude complémentaire de ce procédé. Dans ces additions figurent : la détermination de la loi du maximum de netteté, l'estimation du degré absolu de netteté, l'application à la reproduction des dessins, et un certain nombre de renseignements pratiques.
Le Chapitre I est, comme dans la première édition, mais avec quelques changements, consacré à un examen comparatif de la formation des images au moyen des lentilles convergentes et des petites ouvertures ; on y démontre que celles-ci possèdent certaines propriétés remarquables dont celles-là sont dépourvues, telles que : grande amplitude de mise au point, champ étendu, et précision géométrique.
Le Chapitre II, entièrement nouveau, montre la marche suivie par l'Auteur pour arriver à la formule générale qui relie les distances de l'objet et de l'image à l'ouverture et le diamètre de celle-ci dans le cas du maximum de netteté ; le lecteur y verra comment la théorie et l'expérience ont permis d'obtenir ce résultat, qui présente une très grande importance en raison de l'intérêt capital qui s'attache au maximum de netteté. La discussion de la formule générale met en relief la solution de quelques problèmes intéressants, par exemple en ce qui concerne les amplifications et réductions.
Dans le Chapitre III, on donne des renseignements pratiques sur la construction de la chambre et de l'ouverture, la mise en plaque et le temps de pose.
Enfin, dans le Chapitre IV, on examine les applications auxquelles ce procédé se prête tout particulièrement : i® vues de paysages et de monuments, avec de longues perspectives; 2® vues panoramiques en perspective cylindrique ; 3® levers topographiques, donnant la planimétrie et
vu
le nivellement au moyen de quelques constructions géométriques très simples; 4** vues stéréoscopiques ; 5® reproduction de dessins, et transformation de dessins à hachures en représentations à modelé continu et à demi-teintes, application qui semble appelée à une utilisation industrielle.
Après cette étude plus complète, on est amené à conclure de nouveau que : ce procédé, fondé sur l'emploi d'un petit trou comme seul organe optique , est susceptible de rendre de grands services, non seulement par ses caractères spéciaux, à l'officier, au topographe, au touriste, à l'ingénieur , à l'architecte et à l'artiste, mais encore, d'une façon générale, par sa simplicité, par son amplitude de mise au point et par la facilité avec laquelle chacun peut se procurer chambre et ouverture, à tous les amateurs de Photographie.