ME QUELOUES TRAVAUX ANTERIEURS
NOTE SLR LES FACULTÉS INSTLNCTIVES
Communes aux animaux et à l'homme, et nécessaires à la conservation de l'espèce et de l'individu.
[Gazette médicale de Paris, 13 juin 1834.)
Celte note, fondue plus tard dans mon ouvrage intitulé : Qu'est-ce que la phrénologie? ou Essai sur la signification et la valeur des systèmes de psychologie en général et de celui de Gall en particulier, était une première appréciation de la partie du système de Gall relative aux facultés instinctives des animaux et de l'homme. J'y démontrais que la détermination de ces instincts, vraie en ce sens que les facultés ijui en sont l'objet représentent assez exactement, au point de vue dynamique, les faits affectifs qui ont trait à la conservation de l'espèce et à celle de l'individu, est, comme toutes les déterminations psychologiques, essentiellement approximative. C'était une première atteinte portée à la possibilité même de l'organologie phrénologique.
DE LA SPÉCIALITÉ ORGANIQUE , Considérée dans les fonctions intellectuelles du corps liuniam. {Gazette médir.alv de Paris, lo et 22 novembre 1834.)
Ce travail, dont l'idée fondamentale a été reproduite dans le mémoire que j'ai lu à l'Académie des sciences morales et politiques, sous le titre de Formule des rapports du cerveau à la pensée, avait pour objet de prouver qu'on ne doit pas conclure de la spécialité organifpie des fonctions corporelles de notre économie à la même spécialité dans ses fonctions intellectuelles, la formule des unes et celle des autres étant essentiellement dificrentes. J'y démontrais, en d'autres termes, qu'on ne doit pas admettre
dans le cerveau, pour les diverses facultés morales et intellectuelles, des organes distincts, comme le sont les uns des autres les organes des fonctions corporelles, le foif pour la sécrétion de la bile, le rein pour celle de l'urine, etc. ; ce qui était encore conclure à priori à l'irajiossibilité de l'organologie.
qu'est-ce QIE LA PHRÉNOLOGIE?
Ou Essai sur la signiflcation et la valeur des systèmes de psychologie en général, et de celui de Gall en particulier.
(La volume in-S", Paris, 1836.)
J'avais pour objet dans cet ouvrage, ainsi que quelques lecteurs le savent peut-être, de montrer que c'est dans le côté moral et actif de la pensée qu'une classification psychologique, complète, vraie et applicable, doit aller chercher une partie au moins des facultés fondamentales qu'elle reconnaît. Je faisais voir que tel avait été, entre autres mérites, le mérite de la classification de l'école écossaise, et que Spurzheim, sous ce rapport, n'avait guère fait que la copier. Mais les Écossais, tout en prenant principalement leurs facultés fondamentales et surtout actives dans le côté moral de l'intelligence, les avaient déclarées essentiellement approximatives et indéterminées, ce qui était en harmonie avec leur spiritualisme bien décidé. Gall et Spurzheim, au contraire, en déclarant ces facultés absolument déterminées et en leur attribuant des organes aussi déterminés qu'elles, ont paru, à tort ou à raison, pouvoir être accusés de matérialisme. J'avais montré, contre Gall et Spurzheim, et conformément à l'opinion des Écossais, l'indétermination naturelle et nécessaire des facultés, et par suite, conclu à priori, et d'une manière générale et absolue, au rejet de l'organologie phrénologique. Ce rejet, le présent ouvrage le prononce à posteriori.