XIV • PREFACE
sur une étude spéciale et intelligente des rapports de toutes les pièces de notre organisme, et en particulier de ses pièces nerveuses, aux plus humbles comme aux plus élevés, aux plus obscurs comme aux plus saisissables, des actes de notre pensée. Je n'hésite pas à le déclarer, parce que c'est en moi une conviction profonde, fondée sur de laborieuses études et sur de longues réflexions, tout ce qui a été accompli dans ce but de scientifique et de valable est à reprendre en sous-œuvre, à contrôler par de nouvelles observations, à mettre en rapport avec ce qui reste à faire ; et ce qui reste a faire est presque tout.
Il y a pourtant un homme dont le nom est considérable, qui, sur le sujet dont je parle, a paru croire qu'après lui il n'y avait plus à s'occuper de chercher des bases à la science, et qu'il ne serait au pouvoir de personne d'ébranler celles qu'il lui a données. Cet homme, après avoir placé, pour ainsi dire, toute l'intelligence humaine dans son côté moral et impulsif, et avoir rallié tous les faits de ce dernier côté à un certain nombre de facultés d'une détermination absolue, a également ramené à un seul organe, le cerveau, toutes les conditions matérielles de ces facultés, et a ainsi fait de ce viscère le siège exclusif et simultané de l'instinct, des sentiments, des sensations et de la raison. Ce que cette physiologie de l'entendement a eu de retentissement et de sectateurs, ce qu'elle en consens encore mainte-