‹ La physiologie des gens du mondeChapitre 64 sur 182 · CHAPITRE Vil · texte numérisé non relu

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vingt- une d’oxygène, et une ou deux d’acide carbonique. Il environne notre globe, en formant autour de lui, une couche plus ou moins épaisse appelée atmosphère.

L’air atmosphérique exerçant sur tous les corps une pression proportionnée à leur surface, on a calculé qu’un homme de moyenne stature, dont la surface du corps est estimée quinze à seize pieds carrés , se trouvait chargé d’un poids d’air d’environ trente -trois mille livres.

Le corps humain résiste sans effort à cette pression atmosphérique, parce qu’elle s’exerce en tout temps et dans tous les sens; mais, si une partie de sa surface y est momentanément soustraite, comme, par exemple, dans l’application des ventouses, il en résulte que cette partie se gonfle, les humeurs s’y portent en abondance, et la peau éprouve une distension qui menace d’aller jusqu’à la rupture.

L’air s’unit à l’eau et la dissout. C’est en cela que consiste tout le mécanisme de l’évaporation. L’air se sature d’eau, comme l’eau se sature de sels, au point de n’en plus pouvoir dissoudre. Sa chaleur augmentée, accroît

loB UE LA RESPIRATION.

sa force dissolvante, qui diminue lorsqu’il ré-< froidit. La formation de tous les météores aqueux dépend des divers états de la propriété dissolvante de l’air : est-elle considérable? l’atmosphère est chaude, sèche, et l’air serein; lorsqu’elle est saturée, des nuages se forment ; la rosée, les brouillards et la pluie naissent ainsi de la diminution de la faculté dissolvante de l’air, comme la neige et la grêle, de son réfroidissement.

L’air se vicie par la respiration et la chaleur. C’est pour cela que plusieurs personnes rassemblées et renfermées dans un petit espace se nuisent, non seulement en dépouillant l’atmosphère de son élément respirable , mais encore en l’altérant par le mélange des matières qu’exhalent leurs corps. Ces émanations animales volatilisées se putréfient dans l’air, et portées dans les poumons par la respiration, elles deviennent le germe des maladies les plus funestes. C’est ainsi que naît et se propage la fièvre des hôpitaux et des prisons.

Un air pur , sec et tempéré est celui qui convient le mieux à la respiration. Cependant il est certains états maladifs qui ont besoin d'un

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