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CHAPITRE IX

La perspiration , ou sécrétion perspiratoire , prend à la peau et au poumon , le nom de transpiration ; on l’appelle insensible lorsque le fluide est vaporié de suite (i). Lorsqu’il est condensé en gouttelettes sur la peau, il prend le nom de sueur. L’élévation de la température de l’atmosphère et surtout son humidité , l’exercice , les boissons chaudes, prises avec excès, donnent lieu à ce dernier effet.

Les transpirations pulmonaires et cutanées se suppléent réciproquement ; les expériences de Sanctorius ont prouvé que les fluides perspiratoires de la peau et des poumons formaient la partie la plus considérable de toutes les excrétions.

La perspiration dans le tissu cellulaire donne naissance à deux humeurs différentes qui sont la graisse et la sérosité .

La graisse varie par sa consistance et sa couleur.

(i) L’existence de la transpiration insensible se prouve facilement par la couche humide que l’application des doigts, ou la respiration, déposent sur lés corps polis et froids, tels que les glaces, le marbre et les métaux.

DES SÉCRÉTIONS

Plus abondante chez l’enfant et la femme , dans les tempéraments lymphatiques et sanguins , et chez les peuples du nord , elle protège les organes, conserve la température du corps , diminue la susceptibilité nerveuse , entretient la souplesse des parties , et fournit aux besoins de la nutrition ; c’est pour cela que tout individu , soumis à une diète sévère, maigrit promptement , surtout s’il a beaucoup d’embonpoint. Il en est de même pour les animaux. Les marmotes acquièrent un embonpoint prodigieux pendant la saison de l’automne, puis s’enferment sans feovisions dans leurs terriers, pour y vivre cffirant six mois d’hiver, aux dépens de la graisse qui surcharge tous leurs organes. Lorsqu’au printemps l’engourdissement cesse et qu’elles se réveillent de leur sommeil, elles sont, pour la plupart, réduites à un état de maigreur extrême.

La sérosité du tissu cellulaire se rencontre partout où la graisse se trouve; mais il est quelques endroits où elle existe isolément : tels sont les paupières et les parties susceptibles de dilatation.

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