‹ La physionomie comparée; traité de l'expression dans l'homme, dans la nature, et dans l'artChapitre 6 sur 45 · PHYSIONOMIE INDIVIDUELLE · texte numérisé non relu

PHYSIONOMIE INDIVIDUELLE

Nous arriverons donc tout de suite à ce qui concerne la physionomie individuelle. Pour suivre la division que nous avons indiquée tout à l'heure, distinguons-y d'abord ce qui est absolu de ce qui est relatif.

Ce qui est absolu, c'est: le sexe, le tempérament, l'âge, le type, la taille, et enfin les traits, toutes choses que la nature seule a faites et sur lesquelles l'homme ne peut agir à sa volonté.

Ce qui est relatif, c'est, d'une part, toutes les expressions de physionomie dont la source est dans les affections de l'âme ou du

corps et, d'autre part, celles qui résultent des intluences du milieu où Thomme est appelé à vivre.

Dans la première de ces catégories il faut placer: la santé, le caractère, l'intelligence, la moralité, les passions, les vices.

Dans la seconde : la race, la nationalité, l'hérédité, la famille, la religion, l'éducation, la position sociale, la profession ; plus, en communauté avec tous les êtres de la nature, le temps, le lieu, le climat, les précédents et les accidents.

J'aurai à appeler l'attention sur un des points les plus importants et les moins explorés de cette partie de la physionomie : je veux parler des phénomènes psychologiques collectifs qui se produisent, tantôt par une sorte de commotion, tantôt par une contagion véritable, parmi des groupes d'hommes et même parmi des individus séparés les uns des autres ; on aura là l'occasion d'observer un des plus curieux exemples de ces intluences de milieu dont je parlais tout h l'heure.

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