‹ La physionomie et l'expression des sentimentsChapitre 162 sur 172 · IV. — ANTHROPOLOGIE · texte numérisé non relu

IV. — ANTHROPOLOGIE

L'espèce humaine, par A. de Quatrefages, membre de l'Institut, professeur au Muséum d'histoire naturelle, i vol. in-8<^, {'2"^ édit 6 fr.

€ Ce livre m'a beaucoup intéressé, et il intéressera tous ceux qui le 'liront. Il expose avec une pleine compétence les faits et les questions. On peut n'êlre pas toujours de son a^^s. mais il fournil 'les éléments de disi^ission sur lesquels il est légitime de compter. Les diverses races humaines sont bien étudiées : l'homme fossile, cette découverte des temps modernes, n'est pas oublié. Des détails très instructifs sont donnés sur les influences du milieu et de la race, sur les acclimaialions. sur les croisemenis et sur les curieux phénomènes de l'hybridité. Le livre est dogmatique en ce sens qu'il part de la thèse de la monogënie humaine et qu'il est destiné complètement à l'éiablir. Je ne suis pas monocréniste: mais je ne suis pas non plus polygéniste, du moins de la façon dont M. de Quatrefages est monogéniste... » (E. Littré, Philosophie positive.)

Darwin et ses Précurseurs français, par A. de Quatrefages. 1 vol. 2® édit. 6 fr.

Les Émules de Darwin, par A. de Qc.\trefages, procédé de notices sur la vie et les travaux de l'auteur, par MM. E. Perrier et Hamy de l'Institut. 2 vol. 12 fr.

Les idées évolutionnistes qui, depuis un tiers de siècle, ont renouvelé tontes les sciences et même la philosophie, ont reçu évidemment de Darwin leur impulsion décisive. Mais ce n'est pas à dire que le grand naturaliste anglais ait tout inventé d'emblée. M. de Quatrefages montre dans ces ouvrages que Darwin a eu des précurseurs et des émules de premier rang, en France même. Il analyse et criticpie les théories de Darwin à côté de celles de ses précurseurs, Lamarck, Et. Geoiïroy Sainl- Hilaire, BulTon et quelques autres comme Tellianied, Hobiuft, Bory de Saint- Vin«^ent. Parmi les savants qu'il cite comme cuiules de Darwin, nous rap()ellerons Wallace, Naudin, Romanes, Cari Vogl, Haeckel, Huxley, d'Omalius, d'Halloy, etc.

La France préhistorique, par E. Cartaildac. i vol. in-S» avec 150 gravures

dans le texte, 2® édit 6 ir.

En même temps que « l'esquisse des premières pages d'une histoire de France », qui remonterait jusqu'à l'apparition de Ihounne sur la terre, on trouvera dans ce volume l'un des meilleurs et des plus savants résumés (ju'il v ait de l'eiat présent de nos connaissances en matières d'archcoloi^ie préhistorique. Mais ce qui distingue surtout le livre de M. Cartailhac de tant d'autres livres sur le même sujet, c'en est le caractère uniquement et rigoureusement scientifique. .Ni les conjonctures n'y sont données pour des vérités, ni les hyp(Uhèses pour des certitude^; au contraire, .M, Cartailhac s'y fait un point d'honneur de distinguer soigneusement le certain d'avec le probable, et le probable d'avec le douteux, llien de moins ordinaire aux anlhro|>ologistes, dont l'intrépidité d'aflirmation n'a d'égale au monde (pie celle des mélaf>liysiciens. Et c'est ce qui suffirait à recommander la France préhistorit/ue^ si d'ailleurs le nom de M. Cartailhac n'était assez connu pour ses heureuses découvertes, ses nombreux travaux, et sa rare compétence. {Revue des Deux Momies.)

L'homme préhistorique, étudié d'après les monutnents et les costumes retrouvés dans les dillerents pays d'I^urope, suivi d'une Etwle sur ks r/juv/rs et routumes des sauvages 7nodernes. par sir JotiN Ll'bbuck, rntMubre de la Société royale de Londres, i^ édit. revue et augmentée avec 228 grav. dans le texte. 4 2 fr. Fiappeler les grandes divisions de Touvraire montrera sufBsamment son importance,

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tant au point de vue scientifique qu'au point de vue historique. Les principaux chapitres traitent des questions suivantes : De l'emploi du bronze dans l'antiquité, de l'âge du bronze, de l'emploi de la pierre dans l'antiquité, monuments mégalithiques^ tumuliy, les anciennes habitations lacustres de la Suisse, les amas de coquilles du Danemark, les graviers des rivières; de l'ancienneté de l'homme.

L'homme avant les métaux, par N. Joly, correspondant de l'Institut, professeur à la Faculté des sciences de Toulouse. 1 vol. in-S» avec 150 gravures dans le texte et un frontispice, 4® édit 6 fr.

Première partie. — L'antiquité du genre humain. — I. Les âges préhistoriques. — IL Les travaux de Boucher de Perthes. — III. Les cavernes à ossements. — IV. Les tourbières et les kjœkkenmœddinger. — V. Les habitations lacustres et les Nuraghie. — VI. Les sépultures et les dolmens. — VII. L'homme préhistorique américain. — VIII. L'homme tertiaire. — IX. Haute antiquité de l'homme.

Deuxième partie. — La civilisation primitive. — I. La vie domestique (le feu, les aliments, les vêtements, les bijoux). — 11. L'industrie, les armes et les outils. — III. ^'agriculture et les animaux domestiques. — IV. La navigation et le commerce. — V. Les beaux-arts. — VI. Le Ianc:age et l'écriture. — VII. La religion, l'anthropophagie et les sacrifices humains. — Vltl. Portrait de l'homme quaternaire.

La famille primitive, ses origines et son développement, par C. N. Starcke, professeur à l'Université de Copenhague. 1 vol. in-8° 6 fr.

Cet ouvrage traite une des questions capitales de la sociologie : la Famille primitive et ses transformations diverses qui ont abouti au régime actuel de la famille. Dan.une première partie, l'auteur examine l'organisation de la famille, de la propriété cl de l'héritage chez tous les peuples primitifs ou anciens. Dans la seconde partie, il fait la théorie de la famille primitive, de son online et de son évolution. Il étudie successivement la filiation, la polyandrie et la polygamie, le matriarcat et le patriarcat, le lévirat et le niyoga, l'hérédité et le droit d'aiuesse, les formes différentes de famille dans les principales races, etc. L'origine et le régime du mariage attirent principalement son attention; il développe soigneusement le système de l'exogamie et l'évolution du mariage. Il termine enfin par la théorie du clan, de la tribu et de la famille qui a provoqué, comme celle du mariage, bien des controverses. Ce livre est donc comme un résumé des principales questions sociales.

L'Homme dans la Nature, par P. Topinard. 1 vol. m-8«, avec 101 figures. 6 fi.

L'ouvrage de M. Topinard, élève, collaborateur et continuateur de Broca, se divise en deux parties distinctes. Dans la première, il expose les résultats de ses recherches personnelles sur l'anthropologie, les questions que soulève cette science, les résultats positifs qu'elle a obtenus et aussi les déceptions qu'elle a rencontrées. M. Topinard a fait preuve d'indépendance d'esprit en ne dissimulant pas les points faibles d'une œuvre dont il a été l'un des artisans avec son maître Broca. Dans la seconde partie de son ouvrage, M. Topinard reprend le cadre tracé par Huxley et par Broca il y a un quart de siècle. Notamment il expose et discute, à la lumière des derniers progrès de la science, toutes les données du grand problème de l'origine de l'homme. Malgré l'abîme profond qui sépare aujourd'hui le genre humain du reste des animaux, !V1. Topinard montre avec détails que Thomme est le produit d'une longue évolution commencée dans les classes inférieures des vertébrés et dont il suit toutes les phases jusqu'à l'ordre des Primates où l'Espèce humaine forme un rameau distinct.

Les Races et les Langues, parANORÉLEFÈvRE, professeur à TEcole d'Anthropologie de Paris. 1 vol. in-8° 6 fr.

L'auteur ne sépare pas le langage de l'organisme qui l'a produit, des êtres qui l'ont façonné à leur usage. Le langage, contre-coup sonore de la sensation, a débuté par le cri animal, cri d'émotion, cri d'appel. Varié par l'onomatopée, enrichi par la métaphore, il a évolué dans la mesure même du développement cérébral et des aptitudes intellectuelles. Tous les groupes ethniques passés en revue par l'auteur : Chinois, Ouralo-Altaïques, Dravidiens, Malais, Polynésiens, Africains, Basques, Américains, Egypto-Berbères, Sémites, Aryas, qui sont parvenus ou se sont arrêtés aux divers stades du cycle linguistique, tous ont su mettre la parole en exacte correspondance avec leurs facultés et leurs besoins. Une grande partie de l'ouvrage est, comme de juste, consacrée à la puissante famille indo-européenne dont les nombreux idiomes ont refoulé, pour ainsi dire, et rejeté en marge de la civilisation des langues moins souples et moins bien ordonnées! Dans ses études sur le nom, le verbe, la préposition, sur les relations entre les continues (voyelles et semi-voyelles) et les explosives (consonnes), M. André Lefèvre a proposé des vues nouvelles et originales. Toujours il s'esi inspiré de ces lignes qui terminent l'ouvrage : «Tout ensemble facteur et expression dr>

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BIBLIOTHÈQUE SCIENTIFIQLE IMKn?<ATIO>AI.E

nos progrès, créateur de la conscience et de la science, le langage relie la zoologie à l'histoire, l'anthropologie physiologique à l'anthropologie morale. »

Les peuples de l'Afrique, par R. Hartmann, professeur à l'Université de Berlin. 1 vol. in-8° avec do gravures dans le texte et une carte des peuples de l'Afrique, 2e édit 6 fr.

Ce livre est un recueil d'études historiques, ethnographiques, phys co-anlhropo- Ingiques et de linguistique; mais en même temps on y trouve l'attrait du rccit de l'homme qui a vécu dans ces pays mystt^rieux, au milieu de ces populations primitives, et qui en a rapporté des impressions personnelles. De nombreuses et belî-^s gravures accompacnent le texte et représentent des types de tons les peuples décrits dans ce travail, ainsi que leurs habitations, leurs armes et outils, et tous les objets servant aux divers usages de la vie.

Les singes anthropoïdes, et leur organisation ccmparée à celle de l'homme, par R. Hartmann, professeur à l'Université de Berlin. 1 vol in-8*= avec 63 gravures dans le texte 6 fr.

L'auteur déduit de son étude la confirmation de la proposition de Huxley qu'il y a plus de dilTcronce entre les singes les plus inférieurs et les singes les plus élevés, qu'il n'y en a entre ceux-ci et les hommes. Toutefois si, au point de vue corporel, il constate une parenté très proche entre l'homme et le singe anthropoïde, il résulte également de ses observations qu'au point de vue psychique l'abîme entre les deux est très considérable.

Le centre de l'Afrique, autour du Tchad, par P. Brunache, administrateur colonial. 1 vol. in-8° avec 45 gravures dans le texte et une carte. ... 6 fr.

M. P. Brunache, administrateur colonial, a été le second de MM. Dybowski et Maistre dans leurs missions célèbres de 4892 et de 1894; en cette qualité, il a été l'un de leurs collaborateurs les plus actifs et souvent il a dû lui-même user d'initiative dans des circonstances difficiles. Il raconte ses impressions de voyage et constate les résultats acquis dans les explorations auxquelles il a pris pari; il expose en même temps se» idées sur l'influence que la France peut et doit exercer dans les régions si disputée» de l'Afrique centrale. Des dessins, pris sur place par l'auteur, donnent à son travail un cachet particulier, et constituent des documents authentiques qui intéresseront tous ceux, et ils sont nombreux, qui suivent avec ardeur le progrès de notre développement en Afrique.

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