OBSERVATION IT
Mlle L..., 26 ans, domestique.
Contacts suspects fin septembre 1933. Huit jours après blennorragie et apparition de douleurs fugaces dans les genoux.
Puis atteinte brutale du poignet gauche. Tuméfaction et douleurs extrêmes. Température 39°5. Hospitalisation à Laënnec, le 13 octobre 1933.
Traitement médical par injections vaginales, vaccinothérapie et salicylate.
Rapidement, la fièvre tombe, la tuméfaction disparaît à la fin du deuxième mois, les douleurs sont moins vives, mais persistantes.
Le poignet reste en impotence fonctionnelle complète. Les doigts ne peuvent être fléchis sans vives douleurs.
On nous adresse la malade en cet état le 26 décembre 1933, donc trois mois après le début de la maladie.
Nous lui faisons douze séances de radiothérapie du 26 décembre 1933 au 27 janvier 1934, à raison de deux séances par semaine, un champ par séance, 250 r. par séance, deux champs : un antérieur et un postérieur. Pénétration : 125 kw. Filtre: 4 mm. d’AI. Donc, au total, 1.500 r. par champ. 2e
RÉSULTATS. — Diminution de la douleur dès la troisième séance, la malade ébauche des mouvements de flexion du poignet, les doigts sont libres.
La malade quitte alors l’hôpital. Nous lui recom-
mandons de venir nous voir deux mois après et de se faire faire des massages.
Nous la revoyons en effet le 30 mars 1934 : aucun changement dans son état. Elle ne s’est fait faire aucun massage.
Nous lui faisons une nouvelle série de rayons X, identique à la première.
Les douleurs disparaissent cette fois totalement, mais les mouvements du poignet sont toujours très limités, ce qui ne gêne guère la malade qui se trouve ainsi satisfaite.