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CHAPITRE XXL

DU SON. — SA PROPAGATION A TRAVERS LES GAZ, LES LI- QUIDES ET LES SOLIDES. — SONS MUSICAUX. — MESURE DES VIBRATIONS QUI LES CONSTITUENT.

289. Le son est produit par les vibrations nio- sou. léculaires des corps. Mais pour que l'oreille en * ait la perception, il faut entre Forgane et le corps vibrant un intermédiaire qui serve de véhicule. Les gaz , et surtout l'air atmosphérique , sont ce véhicule dans les circonstances ordinaires. Nous avons rappelé la remarquable expérience qui le démontre , savoir : celle du timbre mi^ en action sous le récipient de la machine pneumatique.

La vitesse du son peut être supposée de 34o ^^ vitesse du mètres par seconde dans tous les cas; car les in- *"*"' fluences qui peuvent modifier cette vitesse se réduisent à fort peu de chose. Ce nombre peut donc servir de base constante dans tous les calculs IL 1

2 PHTSIQUE EN ACTION.

qui ont polir 6]^^t la difterpiin^tioii d^s distances par la portée du son, et réciproquement. On reconnaît ainsi que le son parcourt une lieue en 12 secondes; ce qui revient à 3oo lieues par heure. 11 faudrait 33 heures au son pour parcourir la circonfiêreilce de Iji terre* Une explosion dans le^ soleil ne pourrait nous* être connue par le bruit qu'elle occasionnerait qu'après plus de 20 ans; en supposant que l'air atmosphérique s'étendît jusqu'au soleil, et cela avec la densité qu'il possède à la surface de la terre. Comme on sait d'ailleurs qu'il n'en est rien, il en résulte qu'en fait, aucun bruit ne pourrait nous parvenir.

290. On se sert dans une foule de ca^ de ce coefficient pour déterminer les distances. Il suffit de comparer l'intervalle de temps qui s'écoule entre la perception d'un son et le moment où s'est produit le fait qui a donné lieu à ce son , moment manifesté d'ailleurs par un phénomène quelconque connu d'avancf^) ou dont la perception soit ins-« tantanée.

Son usage Aîuw , l'oH saît ouc 1© Hiouvcmeot de Ja lumière

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mesurer les cst tfunc rapidité tcUc , qu'il embrasserait le tour de la terre dans J de seconde; on peut donc considérer toute production de lumière comme UD phénomène instantané. Lors donc qu'un éclair étincelle dans la nue 9 nous devons considérer le moment qù cet éclair brille à nos yeux comme celui où a lieu la fulmination, c'est-à-dire ^ où se produit lfi| combinaison des fluides contraires. Or^ nous n'entendons, en général , qu'après UP ipter-

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