L'ÉTHER
sinesq imagine que l'éther se comporte comme un gaz très raré'ié a l'égard des corps célestes, parce que ceux-ci se meuvent, baignés par lui en tous -ens, avec une lenteur relative et lui permettent de conserver pour ainsi dire son homogénéité parfaite, au contraire, les ondulations sont si rapides que pour elles les conditions deviennent très différentes, la fluidité n'a pour ainsi dire plus le temps d intervenir, la rigidité seule apparaît.
Une autre conséquence, très importante en principe, de ce fait que les vibrations lumineuses sont transversales a été bien mise en évidence par Fresnel; il a montré comment l'on était obligé, pour comprendre l'action qui provoque le glissement sans condensation des tranches successives de l'éther dans la propagation d'une vibration, de considérer le milieu vibratoire comme composé de molécules séparées par des distances finies. Certains auteurs ont bien proposé des théories dans lesquelles les actions à distance de ces molécules sont remplacées par des actions de contact entre des paralièlipipèdes glissant les uns sur les autres, mais, dans le fond, les deux manières de voir conduisent l'une et l'autre à concevoir que l'éther est un milieu discontinu, comme la matière elle-même.
Les idées tirées des expériences les plus récentes nous ramèneront aussi à cette conclusion.