‹ La pierre de toucheChapitre 116 sur 295 · PAULINE, HENRI · texte numérisé non relu

PAULINE, HENRI

Jure-moi que tu ignorais la présence de mon oncle à Pilnitz, jure-le-moi sur ta vie !

PAULINE

Sur ma vie, sur la tête de ma mère! Quelle mauvaise pensée t'a traversé l'esprit?

HENRI

Pardonne-moi! mais, tu l'as deviné, je souffre, je vais quelquefois jusqu'à douter de toi ; et ce roman que tu as si vite imaginé ..

PAULINE

Tu crois qu'il était préparé?

HENRI

Je l'ai craint un moment, et mon cœur s'est serré.

PAULINE

Pauvre enfant! tu as pensé que je Aoulais entier dans ta famille, que je voulais être comtesse pour tout de bon?

HENRI

Oui.

PAULINE

Je ne t'aurais donc épousé que par ambition? 0 Henri! à quoi tient ton estime pour moi?

Ne m'en veux pas: j'ai l'esprit malade.

PAULINE

Je le sais, et c'est pourquoi j'ai voulu te rendre ta famille, car je sens bien que mon amour ne te suffit plus... Mais, plutôt que d'encourir un soupçon de toi, je vais dire toute la vérité à ton oncle.

HENRI

Elle le tuerait... elle le tuerait!...

Il toaihe assis sur le Uivin.

PAULINE, s'asseyaot près de lai.

D'ailleurs, nous partirons après-demain... demain, si ce mensonge te pèse...

HENRI

Oui! Tu l'as fait dans une intention pieuse, et je t'en remercie; mais je n'ai pas le droit de violer les préjugés de mon oncle, et surtout de les violer à l'abri d'une supercherie. Chaque serrement de main, chaque mot que tu échangerais avec ma famille serait un abus de confiance dont je rougirais.

PAULINE, l'eatouraot de ses bras.

Nous partirons ce soir... Chassez les nuages de votre beau front, mon enfant adoré! je ne demande pas mieux que de ce vous partager avec personne. Allons, venez! venez re-

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