PAULINE, HENRI
Jure-moi que tu ignorais la présence de mon oncle à Pilnitz, jure-le-moi sur ta vie !
PAULINE
Sur ma vie, sur la tête de ma mère! Quelle mauvaise pensée t'a traversé l'esprit?
HENRI
Pardonne-moi! mais, tu l'as deviné, je souffre, je vais quelquefois jusqu'à douter de toi ; et ce roman que tu as si vite imaginé ..
PAULINE
Tu crois qu'il était préparé?
HENRI
Je l'ai craint un moment, et mon cœur s'est serré.
PAULINE
Pauvre enfant! tu as pensé que je Aoulais entier dans ta famille, que je voulais être comtesse pour tout de bon?
HENRI
Oui.
PAULINE
Je ne t'aurais donc épousé que par ambition? 0 Henri! à quoi tient ton estime pour moi?
Ne m'en veux pas: j'ai l'esprit malade.
PAULINE
Je le sais, et c'est pourquoi j'ai voulu te rendre ta famille, car je sens bien que mon amour ne te suffit plus... Mais, plutôt que d'encourir un soupçon de toi, je vais dire toute la vérité à ton oncle.
HENRI
Elle le tuerait... elle le tuerait!...
Il toaihe assis sur le Uivin.
PAULINE, s'asseyaot près de lai.
D'ailleurs, nous partirons après-demain... demain, si ce mensonge te pèse...
HENRI
Oui! Tu l'as fait dans une intention pieuse, et je t'en remercie; mais je n'ai pas le droit de violer les préjugés de mon oncle, et surtout de les violer à l'abri d'une supercherie. Chaque serrement de main, chaque mot que tu échangerais avec ma famille serait un abus de confiance dont je rougirais.
PAULINE, l'eatouraot de ses bras.
Nous partirons ce soir... Chassez les nuages de votre beau front, mon enfant adoré! je ne demande pas mieux que de ce vous partager avec personne. Allons, venez! venez re-