‹ La pierre de toucheChapitre 148 sur 295 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

PAULINE, aux domestiques.

Approchez ce guéridon, et laissez-nous.

Les domestiques sortent.

MONTRICHARD

Qui est-ce qui nous servira?

IRMA

Moi, parbleu !

Diantre ! servis par Hébé !

IRMA

Hébé vous-mAme! Voilà qu'il va recommencer à m'ennuyer en latin !

MONTRICHARD

Ne vous fâchez pas, ô Irma ! Hébé éteiit une jeune pefsonne très-adroite de ses mains.

PAULINE

A table 1

Od s'assied.

IRMA

Qui est-ce qui meurt de faim ? Moi ! v

MONTRICHARD

Quelle belle nature !

IRMA

Tiens ! je ne fais que deux bons repas par jour !

MONTRICHARD

Savez-vous que vous êtes toujours belle, Irma?

IRMA

Farceur 1

Non, parole! vous avez gagné depuis trois ans. Il vous est venu un peu de barbe qui donne à votre beauté xin air viril.

IRMA

Vous êtes un malhonnête !

PAULINE

Voyons, sois gentille.

IRMA

Ce n'est pas de la barbe, c'est un grain de beauté.

PAULINE

Laisse-nous rire un peu... il y a si longtemps que ça ne m'est arrivé!

IRMA

• Tu t'ennuies donc ?

PAULINE

Demande à Montrichard, et enlève les assiettes.

Irma se lève et prend les assiettes.

IRMA

Est-ce qu'elle s'ennuie, Montrichard?

MONTRICHARD, servaDt du poulet.

Parbleu !

IRMA

Ce n'est pas Dieu possible! une comtesse !

PAULINE

Je ne sais pas comment les grandes dames peuvent s'habituer il la vie qu'elles mènent.

On les prend toutes petites.

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